Amour


Autonomie vs. Dépendance Affective

Qu’est-ce que l’autonomie affective ? Comment se sortir de la dépendance affective ?
Quelques explications dans cet article.

Autonomie & Dépendance affective

L’« autonomie affective » est la capacité d’évoluer de façon indépendante au niveau émotionnel. Il ne s’agit pas de s’isoler ou vivre en solitaire, mais de trouver son bonheur, un même équilibre, qu’on soit seul ou entouré ; donc indépendamment de l’autre personne. C’est savoir être heureux(se) sans être en permanence avec l’autre, et sans manquer ou souffrir de son absence.

Inversement, la dépendance affective correspond à une pathologie du lien affectif. C’est le caractère excessif du lien affectif qui détermine cette notion de dépendance : lorsqu’il y a un déséquilibre entre l’importance que l’on donne aux liens à l’autre, vis-à-vis de son propre équilibre à soi. Le lien dont on parle ici est extrêmement fort car il représente pour la personne une notion de survie. Elle développe une addiction vis-à-vis de l’autre. Elle est en manque quand il n’est pas là. L’autre devient comme une drogue apaisante et rassurante, pour réguler ses peurs et ses angoisses ; il se substitue à ses besoins fondamentaux…

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Les 5 langages de l’amour

Visuel extrait de l’ouvrage Friandises philosophiques publié aux éditions PourPenser
Source : Kaizen-magazine

Parfois deux personnes peuvent s’épuiser à exprimer leur amour en vain, simplement parce qu’elles ne parlent pas le même langage !

Le besoin de se sentir aimé est pour l’humain un besoin affectif fondamental et universel. Les comportements qui satisfont ce besoin par contre dépendent de la personnalité et ont été influencés par le modèle parental. Connaître ces formes d’expression d’amour est essentiel pour bâtir des relations sociales saines et épanouies. Trop souvent, les malentendus sur ce niveau sont à l’origine des mésententes. On peut aimer sans que l’autre ne le ressente ou ne pas se sentir aimé alors que c’est le cas. Dans le couple, des reproches réguliers peuvent alerter sur le fait que les réservoirs émotionnels des partenaires sont vides. Savoir alors comment fonctionne l’autre, permet d’utiliser et comprendre son ou ses langages pour l’aider à satisfaire son besoin affectif. 

Il existe 5 manières de manifester notre amour et chacun a ses langages de prédilections :

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Amour vs. Affection, Dévouement, Passion…

Dans son livre « La puissance de l’acceptation », Lise Bourbeau fait réviser ses lecteurs concernant la notion d’amour véritable. Le mot amour est sûrement l’un des mots les plus utilisés au monde et il est employé de tant de façons qu’il est très difficile d’en connaître la vraie signification. Voilà pourquoi la plupart des gens se méprennent sur bien des attitudes et des comportements qu’ils considèrent comme de l’amour véritable. Extraits.

L’Amour inconditionnel est exprimé d’une façon générale avec tous (parents, amis, couple…).

  • Avec soi-même
    • Ecouter mon besoin même si les autres me conseille autrement – Me rappeler que personne ne peut s’occuper de mon bonheur, que je suis la seule personne responsable de ce qui m’arrive – Être capable de me faire plaisir même si je ne crois pas le mériter – Laisser mon cœur décider plutôt que de tenir compte de la notion de bien et de mal suggérée par les autres.
    • Me donner le droit d’être humain (ex : avoir des peurs, des faiblesses, des limites) – Accepter mes différences par rapport aux autres, sans aucun jugement – Me donner le droit d’être ce que je suis à chaque instant, même si je ne suis pas ce que je veux être (ex : être impatient, être menteur) – Être bien même si je ne réponds pas à mes propres attentes ou si je ne tiens pas ma promesse envers moi-même ou les autres.
    • Apprendre de chaque expérience plutôt que de me condamner – Observer ce qui se passe même si une petite voix intérieure n’est pas d’accord – Me rappeler que tout ce que l’on vit est une expérience et non une erreur, ce qui évite le jugement.
  • Avec les autres
    • Faire des demandes sans attente (ex : me savoir aimé même si l’autre me dit non) – Me souvenir qu’une attente est légitime seulement lorsqu’il y a eu une entente claire entre deux personnes.
    • Leur permettre de décider eux-mêmes, surtout si je juge qu’une décision est inacceptable – Donner des conseils aux autres ou les guider sans rien attendre en retour – Les laisser vivre leurs expériences et en assumer les conséquences – Me rappeler que chaque personne a besoin de vivre des expériences différents, selon son plan de vie – Me souvenir que je ne peux pas rendre quelqu’un d’autre heureux : ce dernier est le seul responsable de son bonheur.
    • Leur donner le droit d’être humains (ex : avoir des peurs, des faiblesses, des limites) – Accepter la différence des autres sans les juger – Leur donner le droit d’être ce qu’ils sont à chaque instant, surtout s’ils ne sont pas ce que je veux qu’ils soient (ex : l’autre est paresseux ou négatif) – Observer les autres plutôt que de les juger ou de les critiquer.

Penser à soi avant les autres est ok, ce n’est pas de l’égoïsme. Être égoïste, c’est vouloir que l’autre réponde à nos désirs, s’occupe de nos besoins avant les siens ; c’est croire que les autres sont responsables de notre bonheur et donc avoir des attentes ; c’est prendre pour soi au détriment de l’autre. L’autre, en disant oui, cherche à plaire (faire plaisir est différent d’aimer), et en disant non, ne fait qu’exprimer ses propres besoins ou limites.

L’amour est également différent de :  (suite…)


L’envie et le désir

Quelle différence entre l’envie et le désir ?

Dans le dictionnaire aucune, ils sont synonyme l’un de l’autre et les définitions sont similaires. Ils ont d’ailleurs d’autres termes analogues qui ne sont pas plus différenciés en termes de définition : souhait, aspiration… Pourtant, moi, j’en note une de différence. Alors soit nous manquons de vocabulaire, soit nous manquons de subtilité, soit j’ai raté quelque chose… en attendant, pour pallier à cette absence, voici ce que je propose.

Pour moi, l’envie est plus proche de l’aspiration, définie comme « une force intérieure, une tendance profonde qui pousse quelqu’un vers un idéal ou une meilleure situation ». Dans cette notion, l’action est motivée par l’amour, elle apporte elle-même une satisfaction. Alors qu’à l’inverse, le désir « est un effort de réduction d’une tension issue d’un sentiment de manque », il est donc motivé par l’absence. Toute la différence est là. Dans le premier cas, le chemin vers l’objet de l’envie est lui-même une source d’épanouissement et l’atteinte de l’objectif est secondaire. Le plaisir naît du fait qu’on réalise ce que l’on aime. Dans le second cas, c’est l’atteinte de l’objectif qui compte, pour permettre un plaisir éphémère venant combler un manque.

Un exemple un peu simpliste donnerait : « j’ai envie de jouer au foot vs. je désire marquer des buts ». Dans un cas, le simple fait de jouer est plaisant, dans le second la notion d’objectif et de performance prime et peut générer de la frustration en cas d’échec.

Cette notion est importante car sur un chemin d’éveil, la distinction des deux permet de prendre des mesures différentes. Il s’agit d’encourager les envies motivées par l’amour et de prendre conscience des désirs existants du fait d’un manque… pour apprendre à les combler autrement que par une quête sans fin de plaisirs ponctuels. L’objet désiré n’est alors qu’un symbole, une construction mentale cachant un vide intérieur. Pour se construire, il faudra alors l’appréhender avec bienveillance et apprendre à le combler par nous-même. (suite…)


Comment aimer davantage ?

Petite résolution du matin, à renouveler chaque matin :
Aujourd’hui, pour chaque tension, chaque émotion vive ou négative qui me fait réagir à une situation, je veillerai à déployer autant d’amour :

  • pour accueillir, accepter et soigner ma souffrance
  • pour accueillir et accepter les choix ou la souffrance de mes interlocuteurs
  • pour rétablir l’équilibre avec un amour libre et guérisseur

Petite intention du soir, à renouveler chaque soir :
« Oh mon être intérieur,
je te remets ce désir
de ressentir
de moins en moins de peur
de plus en plus d’amour

Je te remets ce désir
en acceptant
que tu volonté s’accomplisse
et que le meilleur se fasse pour moi

et je te remercie pour tous les cadeaux d’aujourd’hui. »


L’Amour est la réponse

Si j’étais sage ou thérapeute, je te dirai…

Tu as le droit, dans l’intimité de ton être :
Tu as le droit d’être en colère ou d’être triste.
Tu as le droit d’avoir une part d’ombre.
Tu as le droit de souffrir encore d’avoir souffert.
Tu as le droit de ne pas être encore prêt à affronter ta vérité.
Tu as le droit d’être ce que tu veux,
peu importe ce que l’éducation, la société, la morale ou la loi préconise.

Parce que c’est seulement en t’accordant ce droit-là, que tu cesseras de te juger et que tu seras enfin capable d’accepter avec bienveillance tes parts d’ombre et de guérir de ta souffrance plutôt que de la faire rejaillir sur le monde. La réponse est au fond de ton cœur.


Changez maintenant !

Si vous avez lu mon article précédent, vous aurez compris comment l’amour et la violence se transmettent de génération en génération. Malheureusement ces théories sont arrivées tardivement dans notre société de « contrôle » et de « limites ». Nous avons donc tous grandis en subissant cette forme de désamour (tape, critique, indifférence ou contrôle) qui se faisait passer pour de l’éducation, et nous en gardons la blessure dans nos comportements quotidiens (réactions disproportionnées, agressivité, manipulation, fuite, humiliation, critiques, jugements, culpabilité ou honte, envie, dépendance(s), contrôle, pouvoir, séduction, ambition, passion, rigidité…). Cette carapace d’aujourd’hui, n’est pas notre Moi véritable.

Il est temps que les choses changent ! 

Révélez à votre conscience ce que vous avez subi. Mettez-vous en colère, pleurez si vous le souhaitez, mais ouvrez les yeux ! et quand vous aurez déchargé toutes les émotions qui vous encombrent à l’égard de votre enfance… pensez à faire de même avec vous :

Demandez pardon à l’enfant que vous étiez et que vous avez trahi. Pardonnez-vous de vous être fait souffrir en cédant à ces agressions. Pardonnez-vous de vous être éloigné de vous-même pour plaire à la norme sociale et vos parents. Pardonnez-vous de poursuivre dans cette voie, et commencez à changer !

Dès aujourd’hui, écoutez vos émotions pour faire respecter vos besoins et vos valeurs ET respectez la différence de ceux des autres. Faites ce que vous aimez et Devenez qui vous êtes.

Aimez-vous désormais dans tous vos paradoxes et toutes vos faiblesses. Cessez de vous juger. Vous avez le droit : donnez-vous le droit ! Nous sommes tous TOUT (selon les moments : amour et violence, intelligence et niaiserie, créativité et rationalité, motivation et paresse, tolérance et intolérance…), alors inutile de nier ou de vous idéaliser. Acceptez votre part d’ombre, la comprendre est le seul moyen de l’utiliser correctement. Acceptez votre imperfection, et soyez heureux de faire des erreurs – le meilleur moyen d’apprendre ! VALIDEZ-VOUS !

Respectez-vous, Pardonnez-vous, Aimez-vous.

Pour en savoir plus, renseignez-vous sur le développement personnel.

Bon voyage.
et si vous y êtes sensible, faites passer le message.