Développement


Faut-il féminiser les noms de nos métiers ?

Jeudi 21 mars au Baltard, une nouvelle rencontre-débat « IT au féminin » a eu lieu, sur le thème « Faut-il féminiser les noms de nos métiers ?« . Dans une ambiance conviviale, les participantes ont échangé sur leur vécu en entreprise et partagé leurs connaissances sur l’évolution du vocabulaire au fil des derniers siècles.

Au-delà des noms de métier, nous avons aussi évoqué le statut de la femme et les différences de droits entre homme et femme en entreprise, la question de l’identité avec les conditionnements et les préjugés qui y sont liés… pour conclure que le changement se mène individuellement (pour dépasser sa peur de déplaire à la norme) et collectivement (pour faire évoluer les mœurs).

(suite…)

[Extrait] La meilleure des vies, J.K. Rowling
Le pouvoir de transformer le monde

« Nous n’avons pas besoin de magie pour transformer notre monde : nous portons déjà en nous tout le pouvoir dont nous avons besoin. »

Invitée à prononcer le traditionnel discours annuel lors de la cérémonie de remise des diplômes de fin d’année à l’université Harvard, J.K. Rowling a transformé ce rituel convenu en un témoignage très personnel, dont chacun peut tirer une véritable leçon de vie. Puisant directement aux sources de sa propre expérience, dont elle nous confie des épisodes méconnus, l’auteur dégage ici avec émotion, acuité et ironie des principes qui aideront toute personne à la croisée des chemins à méditer sur le sens de l’existence en général et de sa vie en particulier.

L’une des nombreuses leçons que j’ai apprises, une fois arrivée au bout de ce couloir des lettres classiques dans lequel je m’étais engouffrée à dix-huit ans, en quête de quelque chose que je n’aurais alors pas pu définir, tient dans cette phrase de l’auteur grec Plutarque : « Ce que nous accomplissons à l’intérieur transforme la réalité extérieure. »

Déclaration surprenante, et qui pourtant se trouve vérifiée mille fois par jour dans notre vie. C’est une manière de dire que nous sommes indissociablement liés au monde extérieur, que nous touchons la vie des autres par le simple fait que nous existons. (…)

Si vous choisissez d’utiliser votre statut et votre influence pour parler au nom de tous ceux qui n’ont pas la parole ; si vous choisissez de ne pas vous ranger seulement aux côtés de ceux qui détiennent le pouvoir mais aussi de ceux qui n’en ont aucun ; si vous conservez la capacité de vous transporter par l’imagination dans la vie de tous ceux qui n’ont pas les mêmes avantages que vous, alors votre existence sera la fierté non seulement de votre famille mais des milliers et des millions de gens dont vous aurez changé la vie. Nous n’avons pas besoin de magie pour transformer notre monde ; nous portons déjà en nous tout le pouvoir dont nous avons besoin : nous avons le pouvoir d’imaginer mieux.

[Source : La meilleure des vies, J.K. Rowling]


[Extrait] La meilleure des vies, J.K. Rowling
L’apathie rend complice du mal.

« Nous n’avons pas besoin de magie pour transformer notre monde : nous portons déjà en nous tout le pouvoir dont nous avons besoin. »

Invitée à prononcer le traditionnel discours annuel lors de la cérémonie de remise des diplômes de fin d’année à l’université Harvard, J.K. Rowling a transformé ce rituel convenu en un témoignage très personnel, dont chacun peut tirer une véritable leçon de vie. Puisant directement aux sources de sa propre expérience, dont elle nous confie des épisodes méconnus, l’auteur dégage ici avec émotion, acuité et ironie des principes qui aideront toute personne à la croisée des chemins à méditer sur le sens de l’existence en général et de sa vie en particulier.

Contrairement aux autres créatures de cette planète, les êtres humains sont capables d’apprendre et de comprendre quelque chose sans l’avoir eux-mêmes vécu. Ils peuvent se penser à la place d’autrui. 

Il s’agit là bien entendu d’un pouvoir, comme la magie dans mes propres romans, moralement neutre. On peut se servir de cette aptitude pour manipuler ou contrôler tout autant que pour comprendre ou compatir.

Et nombreux sont ceux qui préfèrent ne pas exercer leur imagination du tout. Ceux-là choisissent de demeurer confortablement retranchés dans les limites de leur propre expérience et ne prennent jamais la peine de se demander ce que serait leur vie s’ils étaient nés autres qu’ils ne sont.Ils peuvent refuser d’entendre les cris, ou de regarder ce qui se passe derrière les barreaux ; ils peuvent fermer leur esprit et leur cœur à toutes les souffrances qui ne les concernent pas directement ; ils peuvent refuser de savoir.

Je pourrais presque être tentée d’envier ceux qui sont capables de vivre ainsi, sauf que je ne pense pas qu’ils fassent moins de cauchemars que moi. Choisir de vivre recroquevillé dans son coin engendre une forme d’agoraphobie mentale, laquelle engendre ses propres terreurs. Je crois que les gens volontairement dépourvus d’imagination voient plus de monstres que les autres. Qu’ils ont plus souvent peur.

Sans compter que tourner le dos à la compassion, c’est ouvrir la voie à des monstres bien véritables. Car quand bien même nous n’aurions jamais commis nous-mêmes le moindre mal avéré, notre apathie nous en rend complices.

[Source : La meilleure des vies, J.K. Rowling]


[Extrait] La meilleure des vies, J.K. Rowling
De l’humilité

« Nous n’avons pas besoin de magie pour transformer notre monde : nous portons déjà en nous tout le pouvoir dont nous avons besoin. »

Invitée à prononcer le traditionnel discours annuel lors de la cérémonie de remise des diplômes de fin d’année à l’université Harvard, J.K. Rowling a transformé ce rituel convenu en un témoignage très personnel, dont chacun peut tirer une véritable leçon de vie. Puisant directement aux sources de sa propre expérience, dont elle nous confie des épisodes méconnus, l’auteur dégage ici avec émotion, acuité et ironie des principes qui aideront toute personne à la croisée des chemins à méditer sur le sens de l’existence en général et de sa vie en particulier.

Si la possibilité m’était offerte de voyager dans le temps, j’irais retrouver la jeune fille de vingt et un ans que je fus et je lui dirais que le bonheur, c’est savoir que la vie n’est pas une liste de biens matériels ou de triomphes à conquérir. Votre vie ne se résume pas à vos compétences, à votre CV, même si la confusion est assez fréquente chez les gens de ma génération et au-delà. La vie est difficile, elle est compliquée, elle échappe toujours en partie à notre contrôle, et il faut avoir l’humilité de savoir cela, car c’est ainsi que l’on survit à ses vicissitudes.

[Source : La meilleure des vies, J.K. Rowling]


[Extrait] La meilleure des vies, J.K. Rowling
Des bienfaits de l’échec

« Nous n’avons pas besoin de magie pour transformer notre monde : nous portons déjà en nous tout le pouvoir dont nous avons besoin. »

Invitée à prononcer le traditionnel discours annuel lors de la cérémonie de remise des diplômes de fin d’année à l’université Harvard, J.K. Rowling a transformé ce rituel convenu en un témoignage très personnel, dont chacun peut tirer une véritable leçon de vie. Puisant directement aux sources de sa propre expérience, dont elle nous confie des épisodes méconnus, l’auteur dégage ici avec émotion, acuité et ironie des principes qui aideront toute personne à la croisée des chemins à méditer sur le sens de l’existence en général et de sa vie en particulier.

Pourquoi alors vous parler des bienfaits de l’échec ? Tout simplement parce qu’il vous permet de vous dépouiller de tout ce qui n’est pas essentiel. J’ai abandonné toutes les prétentions qui m’éloignaient de moi-même, et j’ai commencé à consacrer toute mon énergie au seul projet qui me tenait véritablement à cœur. Si j’avais connu le succès, dans tel ou tel domaine, je n’aurais peut-être jamais trouvé la détermination nécessaire pour réussir dans la seule arène où j’étais persuadée d’avoir ma place. Ce fut une libération : ma plus grande peur dans la vie s’était réalisée, et j’étais toujours vivante, et j’avais toujours ma fille adorée, et j’avais toujours ma vieille machine à écrire – et une grande idée. Ainsi, c’est en touchant le fond que j’ai trouvé le socle sur lequel rebâtir mon existence.

Sans doute ne connaîtrez-vous jamais d’échecs d’une telle ampleur, mais il est inévitable d’échouer d’une manière ou d’une autre au cours de son existence. Il est impossible de vivre sans rater quelque chose, à moins de vivre avec la plus extrême prudent, autant dire ne pas vivre du tout – auquel cas vous aurez échoué par défaut.

L’échec m’a donné une confiance en moi-même qu’aucun succès scolaire ne m’avait jamais permis d’atteindre. L’échec m’a appris certaines choses sur moi-même que je n’aurais jamais pu apprendre par d’autres moyens. J’ai découvert que j’étais dotée d’une volonté de fer et d’une plus grande discipline que je n’aurais pu l’imaginer ; j’ai aussi découvert que j’avais des amis plus précieux que tout l’or du monde.

Être conscient d’avoir surmonté des épreuves et d’en être sortis grandis, plus sages et plus forts, signifie que vous aurez foi à jamais en votre aptitude à survivre. On ne se connaît jamais vraiment soi-même, pas plus qu’on ne peut être assurés de la solidité des liens tissés avec autrui, tant que l’on n’a pas été confrontés à l’adversité. Fût-il acquis dans la douleur, c’est là un savoir précieux, qui a plus de valeur à mes yeux que n’importe quelle qualification.

[Source : La meilleure des vies, J.K. Rowling]