La confiance est inutile en soi

confiance en soi

Quand on aborde le thème de la confiance en soi, on a tous en tête ces phrases pleine de bon sens, mais très peu aidantes : « Tu manques de confiance en toi, pourtant il n’y a pas de raison ! Tu as plein de qualités ! » « Aie confiance en toi, tu vas y arriver » « Tu te préoccupes trop du regard des autres. » « Tout le monde ne peut pas t’aimer ! ». Pour regagner de l’assurance, je vous propose d’étudier la question en détails. Au travers de ces 3 points, vous allez découvrir que le sujet n’est pas tant la confiance en soi que l’affirmation de ses choix. Car la confiance ne se décrète pas !

  1. La confiance est un acte de foi.
  2. Ôtez-moi d’un doute. L’assurance est un choix.
  3. L’affirmation… de soi.
    • Être soi. L’estime de soi.
    • Définir ses objectifs et ses limites pour agir.
    • S’affirmer face aux autres, malgré nos peurs et nos drivers.

La confiance est un acte de foi.

La confiance, d’après la définition même du terme, est un « sentiment de sécurité (de foi) de quelqu’un qui se fie à quelque chose ». Dès lors, deux perspectives se profilent pour améliorer sa confiance en soi :

  1. Se rattacher à sa foi, qu’elle soit spirituelle : « Tout arrive toujours pour une bonne raison », religieuse « Les voies du Seigneur sont impénétrables », psychologique « Je suis guidé par mon inconscient, qui me place face aux problèmes que j’ai à résoudre », ou personnelle « Quoi qu’il arrive, je trouverai toujours un moyen »et oser ! En étant persuadé que l’ont vit ce que l’on a à vivre, il n’est pas nécessaire d’être sûr de soi pour avancer. Il suffit d’identifier nos envies (la voie à suivre), de sécuriser nos peurs* (les obstacles), puis d’agir. (*il s’agit de clarifier le point précis qui nous inquiète et trouver les ressources pour encadrer la situation).
    Fin du problème.
  2. Aborder le sujet différemment. Oui, parce que ça paraît un peu facile comme ça… Alors pour ceux qui ont le stress chevillé au corps, je vous propose de creuser le sujet ci-après. (suite…)

Affirmation & Masculinité

My own man

« Anytime you choose a target, you feel like a fake. And that’s the risk’s zone. You know, that’s the zone which you feel vulnerable because you are risking your ego. » (Edward Norton)

Dès qu’on se fixe un objectif, on croit être un imposteur. C’est ça, le risque, parce qu’on met son ego en danger. Il faut s’affirmer avant de se lancer et parfois c’est difficile.

Dans le film documentaire « My Own Man » (disponible sur Netflix), David Sampliner explore le thème de la confiance en soi et de la masculinité, en livrant ses propres doutes à l’aune de son nouveau rôle de père.

David Sampliner a longtemps cherché un mentor qui lui confirme qu’il était sur la bonne voie : guide, rabbin, thérapeute… puis il a rencontré une coach de vie. Sa leçon ? « il faut oser prendre des risques, faire un truc qui t’effraie chaque jour. Trouve quelque chose que tu ne veux pas faire et fais-le. »

« Just do it. Take a risk. Transform your life. »

Après avoir expérimenté un week-end qu’il redoutait, il s’exprime ainsi : « cette expérience m’a permis de remiser tout jugement, tout ce côté « je suis au-dessus de ça ». Je me suis contenté de vivre l’aventure sans juger. » Même s’il admet que devenir un homme différent prend plus d’un week-end.

Quand il interroge son frère « des deux garçons de la maison, tu es celui qui est devenu un homme, comment as-tu fait ? », il obtient cette réponse inattendue : « je ne suis pas devenu un homme, j’ai fait semblant d’en être un, grâce à l’assurance que je renvoyais, en étant fort et athlétique. Mais seul à seul, je ne crois pas que j’étais si confiant. » Il ajoute que ce côté viril l’ai aidé professionnellement, mais qu’il a du s’en éloigner pour que son couple fonctionne. Pour lui, être un homme, c’est être capable d’élever ses enfants et de prendre soin de sa famille.

Pour leur père, l’important c’est d’avoir confiance en soi. « Si tu manques d’assurance et que la confusion règne dans ton esprit, tu n’atteindras pas ton objectif. Quelqu’un qui cherche à maîtriser quelque chose ou à réussir doit avoir assez d’assurance pour avancer d’une étape à l’autre. » Son frère propose l’idée que « quelques détours avant d’atteindre ton objectif permettent de mieux se connaître » et un ami à lui résume la vie à cette phrase : « Dans la vie tout se résume à… tracer sa propre voie. Et si on en est capable, tout peut changer. Ça change ta dynamique avec ton épouse, ta dynamique au travail, ça change tout. Si tu ne cherches pas l’assentiment de l’extérieur. »


La satisfaction des besoins humains

L’homme est asservi à ses besoins.

Les besoins se caractérisent par leur caractère vital et universel, permanent mais fluctuant et évolutif. Ils sont révélés par les sensations et les émotions, qui induisent une action. La satisfaction des besoins est essentielle au bon fonctionnement de l’organisme et à l’estime que l’individu se porte. 

les besoins humains

Les besoins co-exsitent dans un équilibre complexe et dynamique, incluant les aspects biologiques, psychologiques et sociaux de l’individu. Si un champs s’hypertrophie ou s’atrophie, les autres suivent et un déséquilibre se crée, affectant la personne dans son intégrité. Si elle ne satisfait pas son besoin, un système de compensation peut lui permettre d’obtenir l’énergie qui lui manque, mais si elle n’obtient pas au bout du compte la stabilité qui lui est nécessaire, une forte contrainte s’exerce.

Selon le modèle ECLET et la spirale dynamique de Clare Graves, à mesure que les problèmes existentiels de l’homme évoluent au contact de son environnement, sa psychologie évolue également pour s’adapter à ces nouvelles conditions de vie : de nouveaux systèmes de valeurs émergent, créant de nouveaux besoins.

(suite…)


Du cannibalisme au veganisme

cannibalisme, 1602

Alors que je cherchais des informations ce matin sur « les grands tabous de l’Occident », j’ai découvert ce livre sur le cannibalisme : « Les plus grands cannibales: Enquête sur l’un des plus grands tabous de notre société (Obscuria) » de Nathan Constantine et La Boîte à Pandore. J’étais en train de lire les premières pages, quand j’ai fait l’analogie entre les européens de l’époque cherchant désespérément à faire comprendre aux tribus cannibales en quoi ce n’était pas acceptable sans y parvenir, et les vegans aujourd’hui tentant de convaincre ceux qui mangent de la viande (animale) de s’abstenir. Les arguments des uns et des autres ont des similarités fascinantes. Ce qui m’amuse notamment dans les ressemblances, c’est la réaction d’incompréhension des peuples cannibales et l’incapacité des européens à faire comprendre leur point de vue.

J’aurai envie de dire à leur place « Je n’aimerai pas subir ce sort, donc je ne veux pas le faire subir à autrui ». Aujourd’hui il est communément admis que nous sommes « tous humains » et puisque nous provenons tous du même ensemble « humain », il est plus facile d’apposer une morale anthropomorphique. Mais ça n’a pas toujours été le cas. A l’époque, la différence entre soi, les étrangers, les prisonniers ou les esclaves, permettait de ne pas s’identifier à l’autre et donc de consommer de la viande humaine. Selon les croyances de ces peuples, cette pratique était également essentielle « au bon fonctionnement du monde » pour différentes raisons : croyances religieuses, nécessité politique, économique, ou diététique… (cf. extraits ci-après).

Bref, par analogie, j’ai envie d’écrire que le jour où les humains changeront leurs croyances et se reconnaîtront dans l’ensemble « êtres vivants », ils cesseront peut être de maltraiter la planète…

Extraits.  (suite…)


[Société] Regard amérindien

Voici un texte de John Lame Deer, un Amérindien, né en 1903 dans une réserve amérindienne aux Etats-Unis et mort en 1976 :

« Avant que nos frères blancs viennent nous civiliser, on n’avait aucune prison. Par conséquent, il n’y avait aucun délinquant. Nous n’avions pas de clés ni de serrures, donc il n’y avait pas de voleurs. Quand quelqu’un était trop pauvre pour s’offrir un cheval, une couverture ou une tente, il pouvait recevoir cela comme cadeau. Nous n’étions tellement pas civilisés que nous n’accordions pas une telle importance à la propriété privée. Nous voulions posséder des choses pour donner aux autres, s’entraider. Nous n’avions pas d’argent, pour cette raison la valeur d’un Homme ne pouvait être déterminée selon sa richesse.

Nous n’avions aucune loi (écrite), aucun avocat (ou procureur), aucun politicien, par conséquent nous n’étions pas capable de tricher ou d’escroquer autrui. Nous suivions vraiment une mauvaise voie avant que les hommes blancs viennent, et je ne saurai vraiment pas expliquer comment nous nous y prenions pour nous en sortir sans ces choses fondamentales (c’est ce que nos frères blancs nous ont dit) qui sont absolument nécessaires pour une société civilisée. »