Lectures

Des textes à lire, des auteurs à découvrir


[Extrait] La meilleure des vies, J.K. Rowling
Le pouvoir de transformer le monde

« Nous n’avons pas besoin de magie pour transformer notre monde : nous portons déjà en nous tout le pouvoir dont nous avons besoin. »

Invitée à prononcer le traditionnel discours annuel lors de la cérémonie de remise des diplômes de fin d’année à l’université Harvard, J.K. Rowling a transformé ce rituel convenu en un témoignage très personnel, dont chacun peut tirer une véritable leçon de vie. Puisant directement aux sources de sa propre expérience, dont elle nous confie des épisodes méconnus, l’auteur dégage ici avec émotion, acuité et ironie des principes qui aideront toute personne à la croisée des chemins à méditer sur le sens de l’existence en général et de sa vie en particulier.

L’une des nombreuses leçons que j’ai apprises, une fois arrivée au bout de ce couloir des lettres classiques dans lequel je m’étais engouffrée à dix-huit ans, en quête de quelque chose que je n’aurais alors pas pu définir, tient dans cette phrase de l’auteur grec Plutarque : « Ce que nous accomplissons à l’intérieur transforme la réalité extérieure. »

Déclaration surprenante, et qui pourtant se trouve vérifiée mille fois par jour dans notre vie. C’est une manière de dire que nous sommes indissociablement liés au monde extérieur, que nous touchons la vie des autres par le simple fait que nous existons. (…)

Si vous choisissez d’utiliser votre statut et votre influence pour parler au nom de tous ceux qui n’ont pas la parole ; si vous choisissez de ne pas vous ranger seulement aux côtés de ceux qui détiennent le pouvoir mais aussi de ceux qui n’en ont aucun ; si vous conservez la capacité de vous transporter par l’imagination dans la vie de tous ceux qui n’ont pas les mêmes avantages que vous, alors votre existence sera la fierté non seulement de votre famille mais des milliers et des millions de gens dont vous aurez changé la vie. Nous n’avons pas besoin de magie pour transformer notre monde ; nous portons déjà en nous tout le pouvoir dont nous avons besoin : nous avons le pouvoir d’imaginer mieux.

[Source : La meilleure des vies, J.K. Rowling]


[Extrait] La meilleure des vies, J.K. Rowling
L’apathie rend complice du mal.

« Nous n’avons pas besoin de magie pour transformer notre monde : nous portons déjà en nous tout le pouvoir dont nous avons besoin. »

Invitée à prononcer le traditionnel discours annuel lors de la cérémonie de remise des diplômes de fin d’année à l’université Harvard, J.K. Rowling a transformé ce rituel convenu en un témoignage très personnel, dont chacun peut tirer une véritable leçon de vie. Puisant directement aux sources de sa propre expérience, dont elle nous confie des épisodes méconnus, l’auteur dégage ici avec émotion, acuité et ironie des principes qui aideront toute personne à la croisée des chemins à méditer sur le sens de l’existence en général et de sa vie en particulier.

Contrairement aux autres créatures de cette planète, les êtres humains sont capables d’apprendre et de comprendre quelque chose sans l’avoir eux-mêmes vécu. Ils peuvent se penser à la place d’autrui. 

Il s’agit là bien entendu d’un pouvoir, comme la magie dans mes propres romans, moralement neutre. On peut se servir de cette aptitude pour manipuler ou contrôler tout autant que pour comprendre ou compatir.

Et nombreux sont ceux qui préfèrent ne pas exercer leur imagination du tout. Ceux-là choisissent de demeurer confortablement retranchés dans les limites de leur propre expérience et ne prennent jamais la peine de se demander ce que serait leur vie s’ils étaient nés autres qu’ils ne sont.Ils peuvent refuser d’entendre les cris, ou de regarder ce qui se passe derrière les barreaux ; ils peuvent fermer leur esprit et leur cœur à toutes les souffrances qui ne les concernent pas directement ; ils peuvent refuser de savoir.

Je pourrais presque être tentée d’envier ceux qui sont capables de vivre ainsi, sauf que je ne pense pas qu’ils fassent moins de cauchemars que moi. Choisir de vivre recroquevillé dans son coin engendre une forme d’agoraphobie mentale, laquelle engendre ses propres terreurs. Je crois que les gens volontairement dépourvus d’imagination voient plus de monstres que les autres. Qu’ils ont plus souvent peur.

Sans compter que tourner le dos à la compassion, c’est ouvrir la voie à des monstres bien véritables. Car quand bien même nous n’aurions jamais commis nous-mêmes le moindre mal avéré, notre apathie nous en rend complices.

[Source : La meilleure des vies, J.K. Rowling]


[Extrait] La meilleure des vies, J.K. Rowling
De l’humilité

« Nous n’avons pas besoin de magie pour transformer notre monde : nous portons déjà en nous tout le pouvoir dont nous avons besoin. »

Invitée à prononcer le traditionnel discours annuel lors de la cérémonie de remise des diplômes de fin d’année à l’université Harvard, J.K. Rowling a transformé ce rituel convenu en un témoignage très personnel, dont chacun peut tirer une véritable leçon de vie. Puisant directement aux sources de sa propre expérience, dont elle nous confie des épisodes méconnus, l’auteur dégage ici avec émotion, acuité et ironie des principes qui aideront toute personne à la croisée des chemins à méditer sur le sens de l’existence en général et de sa vie en particulier.

Si la possibilité m’était offerte de voyager dans le temps, j’irais retrouver la jeune fille de vingt et un ans que je fus et je lui dirais que le bonheur, c’est savoir que la vie n’est pas une liste de biens matériels ou de triomphes à conquérir. Votre vie ne se résume pas à vos compétences, à votre CV, même si la confusion est assez fréquente chez les gens de ma génération et au-delà. La vie est difficile, elle est compliquée, elle échappe toujours en partie à notre contrôle, et il faut avoir l’humilité de savoir cela, car c’est ainsi que l’on survit à ses vicissitudes.

[Source : La meilleure des vies, J.K. Rowling]


[Extrait] La meilleure des vies, J.K. Rowling
Des bienfaits de l’échec

« Nous n’avons pas besoin de magie pour transformer notre monde : nous portons déjà en nous tout le pouvoir dont nous avons besoin. »

Invitée à prononcer le traditionnel discours annuel lors de la cérémonie de remise des diplômes de fin d’année à l’université Harvard, J.K. Rowling a transformé ce rituel convenu en un témoignage très personnel, dont chacun peut tirer une véritable leçon de vie. Puisant directement aux sources de sa propre expérience, dont elle nous confie des épisodes méconnus, l’auteur dégage ici avec émotion, acuité et ironie des principes qui aideront toute personne à la croisée des chemins à méditer sur le sens de l’existence en général et de sa vie en particulier.

Pourquoi alors vous parler des bienfaits de l’échec ? Tout simplement parce qu’il vous permet de vous dépouiller de tout ce qui n’est pas essentiel. J’ai abandonné toutes les prétentions qui m’éloignaient de moi-même, et j’ai commencé à consacrer toute mon énergie au seul projet qui me tenait véritablement à cœur. Si j’avais connu le succès, dans tel ou tel domaine, je n’aurais peut-être jamais trouvé la détermination nécessaire pour réussir dans la seule arène où j’étais persuadée d’avoir ma place. Ce fut une libération : ma plus grande peur dans la vie s’était réalisée, et j’étais toujours vivante, et j’avais toujours ma fille adorée, et j’avais toujours ma vieille machine à écrire – et une grande idée. Ainsi, c’est en touchant le fond que j’ai trouvé le socle sur lequel rebâtir mon existence.

Sans doute ne connaîtrez-vous jamais d’échecs d’une telle ampleur, mais il est inévitable d’échouer d’une manière ou d’une autre au cours de son existence. Il est impossible de vivre sans rater quelque chose, à moins de vivre avec la plus extrême prudent, autant dire ne pas vivre du tout – auquel cas vous aurez échoué par défaut.

L’échec m’a donné une confiance en moi-même qu’aucun succès scolaire ne m’avait jamais permis d’atteindre. L’échec m’a appris certaines choses sur moi-même que je n’aurais jamais pu apprendre par d’autres moyens. J’ai découvert que j’étais dotée d’une volonté de fer et d’une plus grande discipline que je n’aurais pu l’imaginer ; j’ai aussi découvert que j’avais des amis plus précieux que tout l’or du monde.

Être conscient d’avoir surmonté des épreuves et d’en être sortis grandis, plus sages et plus forts, signifie que vous aurez foi à jamais en votre aptitude à survivre. On ne se connaît jamais vraiment soi-même, pas plus qu’on ne peut être assurés de la solidité des liens tissés avec autrui, tant que l’on n’a pas été confrontés à l’adversité. Fût-il acquis dans la douleur, c’est là un savoir précieux, qui a plus de valeur à mes yeux que n’importe quelle qualification.

[Source : La meilleure des vies, J.K. Rowling]


Amour vs. Affection, Dévouement, Passion…

Dans son livre « La puissance de l’acceptation », Lise Bourbeau fait réviser ses lecteurs concernant la notion d’amour véritable. Le mot amour est sûrement l’un des mots les plus utilisés au monde et il est employé de tant de façons qu’il est très difficile d’en connaître la vraie signification. Voilà pourquoi la plupart des gens se méprennent sur bien des attitudes et des comportements qu’ils considèrent comme de l’amour véritable. Extraits.

L’Amour inconditionnel est exprimé d’une façon générale avec tous (parents, amis, couple…).

  • Avec soi-même
    • Ecouter mon besoin même si les autres me conseille autrement – Me rappeler que personne ne peut s’occuper de mon bonheur, que je suis la seule personne responsable de ce qui m’arrive – Être capable de me faire plaisir même si je ne crois pas le mériter – Laisser mon cœur décider plutôt que de tenir compte de la notion de bien et de mal suggérée par les autres.
    • Me donner le droit d’être humain (ex : avoir des peurs, des faiblesses, des limites) – Accepter mes différences par rapport aux autres, sans aucun jugement – Me donner le droit d’être ce que je suis à chaque instant, même si je ne suis pas ce que je veux être (ex : être impatient, être menteur) – Être bien même si je ne réponds pas à mes propres attentes ou si je ne tiens pas ma promesse envers moi-même ou les autres.
    • Apprendre de chaque expérience plutôt que de me condamner – Observer ce qui se passe même si une petite voix intérieure n’est pas d’accord – Me rappeler que tout ce que l’on vit est une expérience et non une erreur, ce qui évite le jugement.
  • Avec les autres
    • Faire des demandes sans attente (ex : me savoir aimé même si l’autre me dit non) – Me souvenir qu’une attente est légitime seulement lorsqu’il y a eu une entente claire entre deux personnes.
    • Leur permettre de décider eux-mêmes, surtout si je juge qu’une décision est inacceptable – Donner des conseils aux autres ou les guider sans rien attendre en retour – Les laisser vivre leurs expériences et en assumer les conséquences – Me rappeler que chaque personne a besoin de vivre des expériences différents, selon son plan de vie – Me souvenir que je ne peux pas rendre quelqu’un d’autre heureux : ce dernier est le seul responsable de son bonheur.
    • Leur donner le droit d’être humains (ex : avoir des peurs, des faiblesses, des limites) – Accepter la différence des autres sans les juger – Leur donner le droit d’être ce qu’ils sont à chaque instant, surtout s’ils ne sont pas ce que je veux qu’ils soient (ex : l’autre est paresseux ou négatif) – Observer les autres plutôt que de les juger ou de les critiquer.

Penser à soi avant les autres est ok, ce n’est pas de l’égoïsme. Être égoïste, c’est vouloir que l’autre réponde à nos désirs, s’occupe de nos besoins avant les siens ; c’est croire que les autres sont responsables de notre bonheur et donc avoir des attentes ; c’est prendre pour soi au détriment de l’autre. L’autre, en disant oui, cherche à plaire (faire plaisir est différent d’aimer), et en disant non, ne fait qu’exprimer ses propres besoins ou limites.

L’amour est également différent de :  (suite…)


Perdre sa vie à la gagner

Faire de votre mieux signifie agir parce que vous en avez envie, et non parce que vous en attendez une récompense.

4ème accord Toltèque

« La plupart des gens font exactement l’inverse : ils n’agissent que lorsqu’ils espèrent une récompense, ne prenant aucun plaisir à ce qu’ils font. Voilà pourquoi ils ne font pas de leur mieux.

Par exemple, la plupart des gens vont chaque jour au travail en ne pensant qu’au jour de paie et à l’argent que leur travail va leur rapporter. Ils attendent avec impatience le vendredi ou le samedi, selon le jour où ils sont payés et ils peuvent prendre du temps pour eux. Ils ne travaillent que pour la récompense, et, du coup, font de la résistance. Ils essayent d’éviter d’agir et, par conséquent, ne font pas de leur mieux.

Ils travaillent dur toute la semaine, peinant à leur tâche, subissant leur activité, non parce qu’ils le veulent, mais parce qu’ils pensent y être obligés. Ils doivent travailler pour payer leur loyer et subvenir à aux besoins de leur famille. Ils vivent donc avec toute cette frustration et, lorsqu’ils reçoivent enfin leur argent, ils sont malheureux. Ils ont deux jours de repas pour faire ce qu’ils veulent, mais que font-ils ? Ils essaient de s’évader. Ils se saoulent parce qu’ils ne s’aiment pas. Ils n’aiment pas leur vie. On se fait du tort de multiples manières lorsqu’on n’aime pas qui l’on est.

Inversement, si vous agissez simplement pour le plaisir d’agir, sans attendre de récompense, vous découvrirez que vous apprécierez tout ce que vous ferez. Vous en serez récompensé, mais vous ne serez plus attaché à la récompense. Vous pourriez même obtenir plus pour vous-même que vous ne l’auriez imaginé sans attendre de récompense. Si on aime ce qu’on fait, si on fait constamment de son mieux, alors on jouit pleinement de la vie. On s’amuse, on ne s’ennuie pas, on n’est pas frustrés.

Lorsque vous faites de votre mieux, vous ne laissez aucune chance à votre Juge intérieur de vous culpabiliser ou de vous critiquer. Si vous avez fait de votre mieux et qu’il essaie de vous juger […], vous savez quoi répondre : « J’ai fait de mon mieux ». Vous n’avez aucun regret. Voilà pourquoi on doit toujours agir pour le mieux. Ce n’est pas un accord facile à conclure et à respecter, mais il va vraiment vous libérer. »

Source : Les Quatre Accords Toltèques, Don Miguel Ruiz

Le plus beau cadeau que tu puisses faire à quelqu’un, c’est ton temps, parce que tu lui donnes une partie de ta vie qui ne te reviendra jamais…

Paulo Coelho