Affirmation-Ressources


Faut-il féminiser les noms de nos métiers ?

Jeudi 21 mars au Baltard, une nouvelle rencontre-débat « IT au féminin » a eu lieu, sur le thème « Faut-il féminiser les noms de nos métiers ?« . Dans une ambiance conviviale, les participantes ont échangé sur leur vécu en entreprise et partagé leurs connaissances sur l’évolution du vocabulaire au fil des derniers siècles.

Au-delà des noms de métier, nous avons aussi évoqué le statut de la femme et les différences de droits entre homme et femme en entreprise, la question de l’identité avec les conditionnements et les préjugés qui y sont liés… pour conclure que le changement se mène individuellement (pour dépasser sa peur de déplaire à la norme) et collectivement (pour faire évoluer les mœurs).

(suite…)

[Extrait] La meilleure des vies, J.K. Rowling
De l’humilité

« Nous n’avons pas besoin de magie pour transformer notre monde : nous portons déjà en nous tout le pouvoir dont nous avons besoin. »

Invitée à prononcer le traditionnel discours annuel lors de la cérémonie de remise des diplômes de fin d’année à l’université Harvard, J.K. Rowling a transformé ce rituel convenu en un témoignage très personnel, dont chacun peut tirer une véritable leçon de vie. Puisant directement aux sources de sa propre expérience, dont elle nous confie des épisodes méconnus, l’auteur dégage ici avec émotion, acuité et ironie des principes qui aideront toute personne à la croisée des chemins à méditer sur le sens de l’existence en général et de sa vie en particulier.

Si la possibilité m’était offerte de voyager dans le temps, j’irais retrouver la jeune fille de vingt et un ans que je fus et je lui dirais que le bonheur, c’est savoir que la vie n’est pas une liste de biens matériels ou de triomphes à conquérir. Votre vie ne se résume pas à vos compétences, à votre CV, même si la confusion est assez fréquente chez les gens de ma génération et au-delà. La vie est difficile, elle est compliquée, elle échappe toujours en partie à notre contrôle, et il faut avoir l’humilité de savoir cela, car c’est ainsi que l’on survit à ses vicissitudes.

[Source : La meilleure des vies, J.K. Rowling]


[Extrait] La meilleure des vies, J.K. Rowling
Des bienfaits de l’échec

« Nous n’avons pas besoin de magie pour transformer notre monde : nous portons déjà en nous tout le pouvoir dont nous avons besoin. »

Invitée à prononcer le traditionnel discours annuel lors de la cérémonie de remise des diplômes de fin d’année à l’université Harvard, J.K. Rowling a transformé ce rituel convenu en un témoignage très personnel, dont chacun peut tirer une véritable leçon de vie. Puisant directement aux sources de sa propre expérience, dont elle nous confie des épisodes méconnus, l’auteur dégage ici avec émotion, acuité et ironie des principes qui aideront toute personne à la croisée des chemins à méditer sur le sens de l’existence en général et de sa vie en particulier.

Pourquoi alors vous parler des bienfaits de l’échec ? Tout simplement parce qu’il vous permet de vous dépouiller de tout ce qui n’est pas essentiel. J’ai abandonné toutes les prétentions qui m’éloignaient de moi-même, et j’ai commencé à consacrer toute mon énergie au seul projet qui me tenait véritablement à cœur. Si j’avais connu le succès, dans tel ou tel domaine, je n’aurais peut-être jamais trouvé la détermination nécessaire pour réussir dans la seule arène où j’étais persuadée d’avoir ma place. Ce fut une libération : ma plus grande peur dans la vie s’était réalisée, et j’étais toujours vivante, et j’avais toujours ma fille adorée, et j’avais toujours ma vieille machine à écrire – et une grande idée. Ainsi, c’est en touchant le fond que j’ai trouvé le socle sur lequel rebâtir mon existence.

Sans doute ne connaîtrez-vous jamais d’échecs d’une telle ampleur, mais il est inévitable d’échouer d’une manière ou d’une autre au cours de son existence. Il est impossible de vivre sans rater quelque chose, à moins de vivre avec la plus extrême prudent, autant dire ne pas vivre du tout – auquel cas vous aurez échoué par défaut.

L’échec m’a donné une confiance en moi-même qu’aucun succès scolaire ne m’avait jamais permis d’atteindre. L’échec m’a appris certaines choses sur moi-même que je n’aurais jamais pu apprendre par d’autres moyens. J’ai découvert que j’étais dotée d’une volonté de fer et d’une plus grande discipline que je n’aurais pu l’imaginer ; j’ai aussi découvert que j’avais des amis plus précieux que tout l’or du monde.

Être conscient d’avoir surmonté des épreuves et d’en être sortis grandis, plus sages et plus forts, signifie que vous aurez foi à jamais en votre aptitude à survivre. On ne se connaît jamais vraiment soi-même, pas plus qu’on ne peut être assurés de la solidité des liens tissés avec autrui, tant que l’on n’a pas été confrontés à l’adversité. Fût-il acquis dans la douleur, c’est là un savoir précieux, qui a plus de valeur à mes yeux que n’importe quelle qualification.

[Source : La meilleure des vies, J.K. Rowling]


Amour vs. Affection, Dévouement, Passion…

Dans son livre « La puissance de l’acceptation », Lise Bourbeau fait réviser ses lecteurs concernant la notion d’amour véritable. Le mot amour est sûrement l’un des mots les plus utilisés au monde et il est employé de tant de façons qu’il est très difficile d’en connaître la vraie signification. Voilà pourquoi la plupart des gens se méprennent sur bien des attitudes et des comportements qu’ils considèrent comme de l’amour véritable. Extraits.

L’Amour inconditionnel est exprimé d’une façon générale avec tous (parents, amis, couple…).

  • Avec soi-même
    • Ecouter mon besoin même si les autres me conseille autrement – Me rappeler que personne ne peut s’occuper de mon bonheur, que je suis la seule personne responsable de ce qui m’arrive – Être capable de me faire plaisir même si je ne crois pas le mériter – Laisser mon cœur décider plutôt que de tenir compte de la notion de bien et de mal suggérée par les autres.
    • Me donner le droit d’être humain (ex : avoir des peurs, des faiblesses, des limites) – Accepter mes différences par rapport aux autres, sans aucun jugement – Me donner le droit d’être ce que je suis à chaque instant, même si je ne suis pas ce que je veux être (ex : être impatient, être menteur) – Être bien même si je ne réponds pas à mes propres attentes ou si je ne tiens pas ma promesse envers moi-même ou les autres.
    • Apprendre de chaque expérience plutôt que de me condamner – Observer ce qui se passe même si une petite voix intérieure n’est pas d’accord – Me rappeler que tout ce que l’on vit est une expérience et non une erreur, ce qui évite le jugement.
  • Avec les autres
    • Faire des demandes sans attente (ex : me savoir aimé même si l’autre me dit non) – Me souvenir qu’une attente est légitime seulement lorsqu’il y a eu une entente claire entre deux personnes.
    • Leur permettre de décider eux-mêmes, surtout si je juge qu’une décision est inacceptable – Donner des conseils aux autres ou les guider sans rien attendre en retour – Les laisser vivre leurs expériences et en assumer les conséquences – Me rappeler que chaque personne a besoin de vivre des expériences différents, selon son plan de vie – Me souvenir que je ne peux pas rendre quelqu’un d’autre heureux : ce dernier est le seul responsable de son bonheur.
    • Leur donner le droit d’être humains (ex : avoir des peurs, des faiblesses, des limites) – Accepter la différence des autres sans les juger – Leur donner le droit d’être ce qu’ils sont à chaque instant, surtout s’ils ne sont pas ce que je veux qu’ils soient (ex : l’autre est paresseux ou négatif) – Observer les autres plutôt que de les juger ou de les critiquer.

Penser à soi avant les autres est ok, ce n’est pas de l’égoïsme. Être égoïste, c’est vouloir que l’autre réponde à nos désirs, s’occupe de nos besoins avant les siens ; c’est croire que les autres sont responsables de notre bonheur et donc avoir des attentes ; c’est prendre pour soi au détriment de l’autre. L’autre, en disant oui, cherche à plaire (faire plaisir est différent d’aimer), et en disant non, ne fait qu’exprimer ses propres besoins ou limites.

L’amour est également différent de :  (suite…)


Sans consentement, que de violence !

Où commence la violence ? Qu’est-ce qui est acceptable ? La violence physique n’est plus tolérée dans notre société, mais qu’en est-il de l’autoritarisme, de l’abus de pouvoir ou de la manipulation ? et des jeux psychologiques ? Quelles limites s’autorisent-on à affirmer ou non au regard de ce qui est toléré dans notre environnement ? Comment positionner le curseur entre ses besoins et ceux des autres ?  Et si la violence démarrait déjà quand le consentement disparaît ? Petite réflexion sur la question.

Le Larousse propose deux définitions principales à la violence :

  1. Caractère de ce qui se manifeste, se produit ou produit ses effets avec une force intense, brutale et souvent destructrice 
  2. Contrainte, physique ou morale, exercée sur une personne par la force ou l’intimidation, en vue de l’inciter à réaliser un acte déterminé.

Nous avons l’habitude de retenir la première pour qualifier ce qui est violent ou non. L’OMS retient d’ailleurs cette définition, en évaluant la violence au regard de ses conséquences : « (…) qui entraîne ou risque fortement d’entraîner un traumatisme, des dommages psychologiques, des problèmes de développement ou un décès« . Si bien qu’il est aisé de s’insurger pour des actions physiques brutales, mais le débat est plus houleux dès lors qu’il s’agit de jeux psychologiques. En effet, les dommages psychologiques sont intimement personnels, donc subjectifs et plus difficiles à déterminer de façon générique.

Pourtant, en adoptant la deuxième définition, le sujet se clarifie. En effet, contraindre, c’est « imposer, obliger ou empêcher quelqu’un de faire quelque chose contre sa volonté, via des pressions « . Or la volonté, c’est « la faculté de déterminer librement ses actes, selon ce qu’on veut« . Et comment s’assure-t-on de la volonté d’une personne ? En obtenant son consentement ! CQFD.(*Consentement : « action de donner son accord à une action, à un projet« )

Ainsi, dès lors qu’un acte d’autrui est obtenu sans son consentement éclairé (c’est à dire sans que le consentement découle de pression ou de manipulation), il y a un déséquilibre dans la relation, qui peut devenir violent à termes pour la personne qui le subit (entraîner des conséquences qui impactent son bien-être), surtout s’il se manifeste de façon répétée, dans la durée. Et celle-ci risque d’entrer en réaction à un moment ou l’autre, par une violence contre elle (soumission, fuite) ou contre son interlocuteur (rébellion, agressivité). (suite…)


Politiquement Correct ?!

33 ans, il n’est jamais trop tard pour apprendre. Je viens de saisir l’ampleur du politiquement correct et du « respect ». Je croyais qu’il s’agissait seulement de diminuer l’impact négatif de certains termes et de rester poli en toutes circonstances. Je comprends seulement maintenant que ça dépasse de loin ces considérations. En fait, ce qui est attendu, c’est d’aller toujours dans le sens de l’interlocuteur jusqu’à endosser ses erreurs pour qu’il puisse « garder la face », s’excuser même sans être en tord, et sourire quand on est en colère. Ensuite, bien sûr, on peut évacuer le trop plein dans son dos… Ça permet à l’autre de se sentir important et de conserver les relations intactes. Bref, à ce compte là, j’espère ne jamais être respectée !

Moi qui croyais que le respect c’était de considérer l’autre suffisamment intelligent pour discuter d’égal à égal… Apparemment la plupart des gens préfère être pris pour des cons plutôt que d’être remis en question. Vive l’irrespect de la vérité !

Dans l’absolu, ce n’est pas très compliqué d’appliquer ces règles, mais ça me paraît tellement aberrant…

De plus, je suis surprise des références au « monde des adultes » quand j’aborde la discussion. Ne pas être en capacité d’entendre un fait ou une opinion car elle ne nous plaît pas, c’est adulte ? Devoir maquiller la vérité pour ménager des ego, c’est adulte ? (suite…)