Amour & Relations


La Peur, Khalil Gibran

«On dit qu’avant d’entrer dans la mer une rivière tremble de peur.
Elle regarde en arrière le chemin qu’elle a parcouru, depuis les sommets des montagnes, la longue route sinueuse
qui traverse des forêts et des villages
Et devant elle , elle voit un océan si vaste, qu’y pénétrer ne parait rien d’autre que devoir disparaître à jamais.
Mais il n’y a pas d’autre moyen.
La rivière ne peut pas revenir en arrière.
Personne ne peut revenir en arrière.
Revenir en arrière est impossible dans l’existence.
La rivière a besoin de prendre le risque d’entrer dans l’océan
parce que c’est alors seulement que la peur disparaîtra,
parce que c’est là que la rivière saura qu’il ne s’agit pas de disparaître dans l’océan, mais de devenir océan.»


Petit détour théologique…

Et si « Dieu est Amour » veut dire que l’Amour c’est Dieu ?
Et si le « Saint Esprit » voulait dire « Esprit sain » ?

J’ai cru comprendre que le Saint Esprit est le Verbe de Dieu, et celui qui permet l’action. Et l’Amour est à la fois l’acceptation inconditionnelle et l’énergie divine qui anime chaque entité de la création.

Alors, pour manifester l’Amour, notre part de divinité et notre pouvoir créateur, il s’agirait juste de retrouver un esprit sain ? Un esprit dépourvu de croyances et de jugements (d’ego). Donc en initiant des actions depuis cette intention pure, nous manifestons l’Amour / le Divin en nous…

C’est bien le chemin d’humilité (se défaire de l’ego) emprunté par la plupart des croyants (et d’autres, dans leur développement personnel) il me semble 🤔


Peur vs. Confiance

La confiance en soi et la confiance en la vie sont liée.

A la naissance, le potentiel est plein.

Il va être dépouillé au fil des injonctions parentales qui s’inquiètent pour leur enfant *innocent* et qui souhaitent le rendre plus fort, plus rapide, plus apte à l’effort, plus plaisant, plus parfait…

Or la peur et la confiance ne font pas bon ménage !!


7 clefs du droit d’ÊTRE de l’enfant

MODE D’EMPLOI DU DROIT D’*ÊTRE* DE L’ENFANT
7 clefs pour des enfants et une relation épanouis – pour les parents de tout âge.

La violence, même passive (critique, jugement, culpabilisation, peur), n’endurcit pas, elle détruit. La violence détruit toujours quelque chose (a minima l’innocence, la confiance et la joie de vivre associée).

  1. Accueillez leurs émotions
  2. Faîtes le chemin pour comprendre leurs pensées
  3. Comblez les besoins qui se cachent derrière les comportements inappropriés
  4. Croyez en eux, en ce qu’ils ont d’unique
  5. Donnez leur les moyens de réussir sans peur
  6. Partagez leurs joies
  7. Posez du cadre ensemble
(suite…)

[Extrait] La meilleure des vies, J.K. Rowling
Le pouvoir de transformer le monde

« Nous n’avons pas besoin de magie pour transformer notre monde : nous portons déjà en nous tout le pouvoir dont nous avons besoin. »

Invitée à prononcer le traditionnel discours annuel lors de la cérémonie de remise des diplômes de fin d’année à l’université Harvard, J.K. Rowling a transformé ce rituel convenu en un témoignage très personnel, dont chacun peut tirer une véritable leçon de vie. Puisant directement aux sources de sa propre expérience, dont elle nous confie des épisodes méconnus, l’auteur dégage ici avec émotion, acuité et ironie des principes qui aideront toute personne à la croisée des chemins à méditer sur le sens de l’existence en général et de sa vie en particulier.

L’une des nombreuses leçons que j’ai apprises, une fois arrivée au bout de ce couloir des lettres classiques dans lequel je m’étais engouffrée à dix-huit ans, en quête de quelque chose que je n’aurais alors pas pu définir, tient dans cette phrase de l’auteur grec Plutarque : « Ce que nous accomplissons à l’intérieur transforme la réalité extérieure. »

Déclaration surprenante, et qui pourtant se trouve vérifiée mille fois par jour dans notre vie. C’est une manière de dire que nous sommes indissociablement liés au monde extérieur, que nous touchons la vie des autres par le simple fait que nous existons. (…)

Si vous choisissez d’utiliser votre statut et votre influence pour parler au nom de tous ceux qui n’ont pas la parole ; si vous choisissez de ne pas vous ranger seulement aux côtés de ceux qui détiennent le pouvoir mais aussi de ceux qui n’en ont aucun ; si vous conservez la capacité de vous transporter par l’imagination dans la vie de tous ceux qui n’ont pas les mêmes avantages que vous, alors votre existence sera la fierté non seulement de votre famille mais des milliers et des millions de gens dont vous aurez changé la vie. Nous n’avons pas besoin de magie pour transformer notre monde ; nous portons déjà en nous tout le pouvoir dont nous avons besoin : nous avons le pouvoir d’imaginer mieux.

[Source : La meilleure des vies, J.K. Rowling]


[Extrait] La meilleure des vies, J.K. Rowling
L’apathie rend complice du mal.

« Nous n’avons pas besoin de magie pour transformer notre monde : nous portons déjà en nous tout le pouvoir dont nous avons besoin. »

Invitée à prononcer le traditionnel discours annuel lors de la cérémonie de remise des diplômes de fin d’année à l’université Harvard, J.K. Rowling a transformé ce rituel convenu en un témoignage très personnel, dont chacun peut tirer une véritable leçon de vie. Puisant directement aux sources de sa propre expérience, dont elle nous confie des épisodes méconnus, l’auteur dégage ici avec émotion, acuité et ironie des principes qui aideront toute personne à la croisée des chemins à méditer sur le sens de l’existence en général et de sa vie en particulier.

Contrairement aux autres créatures de cette planète, les êtres humains sont capables d’apprendre et de comprendre quelque chose sans l’avoir eux-mêmes vécu. Ils peuvent se penser à la place d’autrui. 

Il s’agit là bien entendu d’un pouvoir, comme la magie dans mes propres romans, moralement neutre. On peut se servir de cette aptitude pour manipuler ou contrôler tout autant que pour comprendre ou compatir.

Et nombreux sont ceux qui préfèrent ne pas exercer leur imagination du tout. Ceux-là choisissent de demeurer confortablement retranchés dans les limites de leur propre expérience et ne prennent jamais la peine de se demander ce que serait leur vie s’ils étaient nés autres qu’ils ne sont.Ils peuvent refuser d’entendre les cris, ou de regarder ce qui se passe derrière les barreaux ; ils peuvent fermer leur esprit et leur cœur à toutes les souffrances qui ne les concernent pas directement ; ils peuvent refuser de savoir.

Je pourrais presque être tentée d’envier ceux qui sont capables de vivre ainsi, sauf que je ne pense pas qu’ils fassent moins de cauchemars que moi. Choisir de vivre recroquevillé dans son coin engendre une forme d’agoraphobie mentale, laquelle engendre ses propres terreurs. Je crois que les gens volontairement dépourvus d’imagination voient plus de monstres que les autres. Qu’ils ont plus souvent peur.

Sans compter que tourner le dos à la compassion, c’est ouvrir la voie à des monstres bien véritables. Car quand bien même nous n’aurions jamais commis nous-mêmes le moindre mal avéré, notre apathie nous en rend complices.

[Source : La meilleure des vies, J.K. Rowling]


Autonomie vs. Dépendance Affective

Qu’est-ce que l’autonomie affective ? Comment se sortir de la dépendance affective ?
Quelques explications dans cet article.

Autonomie & Dépendance affective

L’« autonomie affective » est la capacité d’évoluer de façon indépendante au niveau émotionnel. Il ne s’agit pas de s’isoler ou vivre en solitaire, mais de trouver son bonheur, un même équilibre, qu’on soit seul ou entouré ; donc indépendamment de l’autre personne. C’est savoir être heureux(se) sans être en permanence avec l’autre, et sans manquer ou souffrir de son absence.

Inversement, la dépendance affective correspond à une pathologie du lien affectif. C’est le caractère excessif du lien affectif qui détermine cette notion de dépendance : lorsqu’il y a un déséquilibre entre l’importance que l’on donne aux liens à l’autre, vis-à-vis de son propre équilibre à soi. Le lien dont on parle ici est extrêmement fort car il représente pour la personne une notion de survie. Elle développe une addiction vis-à-vis de l’autre. Elle est en manque quand il n’est pas là. L’autre devient comme une drogue apaisante et rassurante, pour réguler ses peurs et ses angoisses ; il se substitue à ses besoins fondamentaux…

(suite…)