Amour & Relations


Soul, Disney-Pixar
Apprécier la vie comme l’océan

Voici une fable, la morale de “Soul”, le Disney-Pixar de Noël 2020.

Soul - film 2020 - AlloCiné

Tu connais l’histoire du petit poisson ?
Il va trouver un poisson plus âgé et il lui dit :
“Je cherche un endroit qu’on appelle l’océan.”
“L’océan ?”, dit le vieux poisson. “Tu nages dedans.”
“ça ?”, lui dit le jeune poisson. “ça, ce n’est que de l’eau. Moi, ce que je recherche, c’est l’océan !”


Comprendre la souffrance humaine

Nos problèmes et souffrances humaines sont assez simples à expliquer :

  1. chacun est asservi à ses besoins et croyances, qui peuvent entrer en conflit avec ceux de nos interlocuteurs (que le meilleur gagne…)
  2. notre cerveau simplifie la réalité complexe (carte mentale) pour réussir à agir, et s’attache à sa stabilité et la défend – aussi : tout changement de son environnement, toute confrontation de ses croyances à la réalité, crée une “dissonance cognitive” et nécessite un processus de deuil = DENI / MARCHANDAGE / COLERE / dépression / résignation / acceptation
  3. les besoins non satisfaits, les émotions non libérées s’accumulent et créent une souffrance, pouvant mener à une dépression

Dans tous les cas, ces situations génèrent des émotions et sensations désagréables, qu‘il faut accueillir et accepter de traverser avant de retrouver un équilibre / bien être.


Je rêve…

Je rêve d’une société,
florissante, accomplie,
qui relève les défis
avec agilité.

Je rêve d’un nouveau clan,
solidaire, éclairé,
qui sache harmoniser
brillamment ses talents.

Je rêve d’êtres, de gens,
épanouis, authentiques,
qui, libres, communiquent
leur potentiel pleinement.

Je rêve de concret,
d’émotions, de génie,
de libérer la vie
dans notre société.

[Cécile Clavier]


Pourquoi entrons-nous en conflit pendant un débat ?

Notre actualité nous polarise, et je ne suis pas la dernière à m’exprimer, au risque de me brouiller, j’ai voulu comprendre pourquoi…

Je vous fais partager mes découvertes, si ça peut aider.

Ce qui déclenche cette polarisation pour moi, c’est l’émotion (peur, colère) issue de :

1- ma vulnérabilité et mon besoin de sens, cohérence. J’ai peur du discours de mon interlocuteur. Je ne comprends pas car ses propos ne paraissent pas en lien avec les valeurs que je partage avec lui d’habitude.

2- mon besoin d’identification/ d’appartenance. J’ai besoin d’être en accord avec mes proches sur ce qui touche à mes valeurs pour continuer à me sentir en confiance avec eux.

3- la peur de devoir adhérer à leur point de vue que je trouve délétère – ou de me retrouver incomprise, seule, isolée avec mon propre point de vue, de me sentir stupide quand les autres sont satisfaits de s’être exprimés et de m’avoir cloué le bec (pas par manque d’argument mais parce que ça finit mal). Je suis alors assaillie d’un sentiment de vide, qui me fait penser que ça ne fait aucune différence si j’existe ou pas.

Aussi, je cherche à avoir le dernier mot car j’ai alors l’impression d’avoir été entendue. (Même si évidemment, relationnellement, ça ne donne que des catastrophes).

J’espère qu’en prendre conscience me permettra d’être plus authentique et de dire, comme qqn a su le faire avec moi avec bienveillance “je ne comprends pas, tu n’as pas ce genre d’idées d’habitude” et “cela me fait peur, j’ai besoin de trouver un terrain d’entente avec toi”… pour déposer nos émotions et réfléchir plus posément.


L’acceptation #sérénité #zen


L’acceptation, c’est accueillir ce qui est, tel que c’est, sans jugement, sans émotion, sans accroc.

L’acceptation, c’est rester zen en sachant que la souffrance, la violence, l’incohérence, le rejet, l’impuissance existent et existeront toujours car elles font partie de notre humanité.

L’acceptation, c’est agir en suivant nos envies, c’est vivre son présent, sans présumer le changer. C’est se laisser Être avec nos limites et nos erreurs, nos émotions, nos culpabilités, et s’aimer ainsi, sans jugement.

L’acceptation, c’est ne plus avoir besoin de changer le monde, ou les autres, ou soi-même, car on a accès à sa liberté intérieure.

L’acceptation c’est maintenant.
Qu’est-ce qu’on n’accepte pas encore ? C’est ok !

L’acceptation est un long chemin…

PRIERE DE LA SERENITE
Accordez-moi le courage de changer les choses que je peux changer
La sérénité d’accepter celles que je ne peux changer
Et la sagesse d’en connaître la différence


La Peur, Khalil Gibran

« On dit qu’avant d’entrer dans la mer une rivière tremble de peur.
Elle regarde en arrière le chemin qu’elle a parcouru, depuis les sommets des montagnes, la longue route sinueuse
qui traverse des forêts et des villages
Et devant elle, elle voit un océan si vaste, qu’y pénétrer ne parait rien d’autre que devoir disparaître à jamais.
Mais il n’y a pas d’autre moyen.
La rivière ne peut pas revenir en arrière.
Personne ne peut revenir en arrière.
Revenir en arrière est impossible dans l’existence.
La rivière a besoin de prendre le risque d’entrer dans l’océan
parce que c’est alors seulement que la peur disparaîtra,
parce que c’est là que la rivière saura qu’il ne s’agit pas de disparaître dans l’océan, mais de devenir océan. »

[Source : la peur, Khalil Gibran]


Petit détour théologique…

Et si “Dieu est Amour” veut dire que l’Amour c’est Dieu ?
Et si le “Saint Esprit” voulait dire “Esprit sain” ?

J’ai cru comprendre que le Saint Esprit est le Verbe de Dieu, et celui qui permet l’action. Et l’Amour est à la fois l’acceptation inconditionnelle et l’énergie divine qui anime chaque entité de la création.

Alors, pour manifester l’Amour, notre part de divinité et notre pouvoir créateur, il s’agirait juste de retrouver un esprit sain ? Un esprit dépourvu de croyances et de jugements (d’ego). Donc en initiant des actions depuis cette intention pure, nous manifestons l’Amour / le Divin en nous…

C’est bien le chemin d’humilité (se défaire de l’ego) emprunté par la plupart des croyants (et d’autres, dans leur développement personnel) il me semble 🤔