Affirmation-Ressources


[Extrait] Vous voulez rire, Monsieur Feynman ! de Richard P.Feynman
Un peu d’humour !

Dans son livre « Vous voulez rire, Monsieur Feynman !« , Richard P.Feynman, Prix Nobel de physique, raconte un ensemble d’anecdotes amusantes qui ont ponctué sa vie. L’extrait suivant démontre son impertinence, son humour et son intégrité. (Je suis fan)

« Du moment que je me suis dit que j’aimerais aller à Caltech, Cornell et Caltech ont commencé à faire de la surenchère ; si je faisais mine de me décider pour caltech, Cornell me faisait des offres plus avantageuses et si je semblais vouloir rester à Cornell, Caltech renchérissait. (…)

Quand on est jeune, on se fait beaucoup de souci : est-ce que je fais bien d’aller là ? Que va dire ma mère ? etc. On se fait du souci, on essaie de prendre une décision, et puis tout est chamboulé pour une raison ou pour un autre. Je trouve qu’il vaut mieux prendre une décision une fois pour toutes et s’y tenir, quoi qu’il arrive. C’est ce que j’ai fait une fois, alors que j’étais au MIT. J’ai décidé une fois pour toutes que ce serait Caltech. (…)

On a pourtant essayé, une fois, de me faire revenir sur ma décision. Ils ont commencé  par me faire miroiter un tas d’avantages relatifs au poste qu’on m’offrait (…) Je ne leur ai pas demandé combien ils me paieraient mais il était sous-entendu dans toutes la conversation que si je leur demandais ils se feraient un plaisir de me le dire. N’y tenant plus, ils ont fini par me demander si je voulais savoir quel était le salaire proposé. « Non, ce n’est pas la peine, ai-je dit. J’ai décidé de ne pas quitter Caltech. Mais si ma femme May Lou, qui est dans la pièce à côté, entend combien vous me proposez, nous allons nous disputer. De toute façon, j’ai décidé de ne plus jamais prendre de décision. Je reste à Caltech, quoi qu’il arrive. » Ils n’ont donc pas pu me dire combien ils étaient prêts à me payer.

Un mois plus tard (…) j’ai reçu une lettre où dès la première ligne, on m’indiquait le montant du salaire. Il s’agissait d’une somme astronomique. (…)

Je leur ai alors répondu par retour du courrier : « Ayant lu quel était le montant du salaire que vous me proposez, j’ai décidé que je ne devais pas accepter votre offre. La raison de mon refus est simple : un tel salaire me permettrait de faire ce dont j’ai toujours rêvé : avoir une maîtresse, l’installer dans un appartement de luxe, la couvrir de bijoux… Avec le salaire que vous me proposez j’aurais la possibilité de réaliser ce rêve. Mais je sais ce qui m’arriverait alors : je deviendrais inquiet, je serais jaloux, je lui ferais des scènes, etc. En un mot, je serais malheureux ; je ne pourrais plus travailler ; je serai foutu. Comme ce dont j’ai toujours rêvé n’est pas bon pour moi, j’ai décidé de ne pas accepter votre proposition. »

(suite…)


Comment faire cesser le harcèlement ?


Faire cesser le harcèlement. L’explication complète et un exemple à 4:20.

Très bonne vidéo de Brooks Gibbs : « le harcèlement est un comportement de domination, où une personne veut avoir le pouvoir sur l’autre, comme dans le règne animal. Elle veut vous voir perdre, elle veut gagner. Répondre par la colère, c’est lui faire plaisir. La bonne attitude est la résilience, quoi qu’elle dise, ne pas être impacté, s’en fiche : « merci pour l’information ». Ce n’est qu’un jeu, et pour le gagner, il suffit d’en rire. »


[Extrait] Vous voulez rire, Monsieur Feynman ! de Richard P.Feynman
Image de marque et Plaisir au travail

Dans son livre « Vous voulez rire, Monsieur Feynman !« , Richard P.Feynman, Prix Nobel de physique, raconte un ensemble d’anecdotes amusantes qui ont ponctué sa vie. Dans l’extrait suivant, il prend du recul sur l’image que les gens nous forge et sur ce que le monde professionnel impose, et réalise l’importance du plaisir pour aboutir au succès. 

« ça , c’était une idée géniale : on n’est pas obligé d’assumer l’image de marque que les autres vous ont forgée ; on n’a pas à faire ce que les autres vous croient capables de faire. Ils se trompaient et je n’y étais pour rien.

Ce n’était pas ma faute si les gens de l’Institut se faisaient des idées sur mon compte. C’était une erreur. A partir du moment où j’ai commencé à envisager qu’il puisse s’agir d’une erreur de leur part, je me suis aperçu que le même raisonnement pouvait s’appliquer à toutes les autres propositions (…). Je suis comme je suis ; et s’ils attendent quelque chose d’extraordinaire de moi, s’ils me font des ponts d’or, c’est leur affaire, pas la mienne.

Le jour même, par une étrange coïncidence (mais peut-être m’avait-il entendu en parler, ou bien me comprenait-il tout simplement), Bob Wilson, le directeur du laboratoire de physique de Cornell, m’a fait demander : « Feynman, m’a-t-il dit, vous faites des cours excellents et nous sommes pleinement satisfaits. Pour ce qui est des autres espoirs que nous avions mis en vous, c’est notre affaire. Lorsqu’on engage un professeur, il y a toujours une part de risque. Si tout va bien, très bien ; sinon tant pis. En tout cas, une chose est sûre : il faut que vous cessiez de vous ravager. » C’était beaucoup mieux dit que cela et je me suis senti libéré de tout sentiment de culpabilité.

Et puis, il m’est venu une autre idée. Certes, la physique ne me disait plus rien pour le moment. Pourtant à une certaine époque, j’avais aimé cela. Pourquoi est-ce que ça me plaisait à cette époque ? Tout simplement parce que ça m’amusait. Je m’amusais ; je faisais ce qui me plaisait ; je ne faisais pas quelque chose parce que c’était important pour le développement de la physique nucléaire, mais parce que ça m’intéressait. Quand j’étais au lycée, par exemple, j’avais remarqué que le filet d’eau qui sort d’un robinet présente un rétrécissement et je m’étais amusé à calculer la forme de cette surface. Cela m’avait paru facile. Mais personne ne m’avait demandé de faire ce calcul ; ça ne mettait en cause l’avenir de la science ; de toute façon, quelqu’un l’avait déjà fait avant moi et ça n’avait donc aucune importance. J’inventais, je jouais pour mon propre plaisir. (suite…)


Cours de Morale avec Mr Phi


Une expérience de pensée morale

Sur son excellente chaîne youtube, Monsieur Phi nous présente la philosophie et nous explique la complexité de la morale au travers de différentes expériences de pensée… très bien pensées ! Amusant et très bon pédagogue, il nous entraîne dans les méandres des paradoxes de l’humanité.

Cette vidéo, particulièrement, nous met face à un dilemme pour nous faire tester notre degré d’utilitarisme vs. déontologie. La morale utilitariste est celle qui a pour finalité de maximiser le bien-être collectif (rendre le plus grand nombre satisfait, heureux), la morale déontologique est celle qui impose des principes éthiques absolus, tels que « tu ne dois pas tuer » (peut importe le contexte). Cet expérience de pensée nous permet de comprendre combien la morale est subjective, et nous apprend à relativiser…

Imaginez : vous gérez les ressources d’un hôpital, et il y 6 patients en danger de mort : l’un a 5 blessures létales, les 5 autres une seule blessure chacun. Or les ressources de l’hôpital sont limitées : vous disposez seulement de 5 machines, permettant de traiter 1 blessure létale chacune. Sur qui branchez-vous les machines ? En fonction des différentes situations proposées au cours de la vidéo… la réponse à cette même problématique devient de plus en plus difficile à assumer !


La confiance est inutile en soi

confiance en soi

Quand on aborde le thème de la confiance en soi, on a tous en tête ces phrases pleine de bon sens, mais très peu aidantes : « Tu manques de confiance en toi, pourtant il n’y a pas de raison ! Tu as plein de qualités ! » « Aie confiance en toi, tu vas y arriver » « Tu te préoccupes trop du regard des autres. » « Tout le monde ne peut pas t’aimer ! ». Pour regagner de l’assurance, je vous propose d’étudier la question en détails. Au travers de ces 3 points, vous allez découvrir que le sujet n’est pas tant la confiance en soi que l’affirmation de ses choix. Car la confiance ne se décrète pas !

  1. La confiance est un acte de foi.
  2. Ôtez-moi d’un doute. L’assurance est un choix.
  3. L’affirmation… de soi.
    • Être soi. L’estime de soi.
    • Définir ses objectifs et ses limites pour agir.
    • S’affirmer face aux autres, malgré nos peurs et nos drivers.

La confiance est un acte de foi.

La confiance, d’après la définition même du terme, est un « sentiment de sécurité (de foi) de quelqu’un qui se fie à quelque chose ». Dès lors, deux perspectives se profilent pour améliorer sa confiance en soi :

  1. Se rattacher à sa foi, qu’elle soit spirituelle : « Tout arrive toujours pour une bonne raison », religieuse « Les voies du Seigneur sont impénétrables », psychologique « Je suis guidé par mon inconscient, qui me place face aux problèmes que j’ai à résoudre », ou personnelle « Quoi qu’il arrive, je trouverai toujours un moyen »et oser ! En étant persuadé que l’ont vit ce que l’on a à vivre, il n’est pas nécessaire d’être sûr de soi pour avancer. Il suffit d’identifier nos envies (la voie à suivre), de sécuriser nos peurs* (les obstacles), puis d’agir. (*il s’agit de clarifier le point précis qui nous inquiète et trouver les ressources pour encadrer la situation).
    Fin du problème.
  2. Aborder le sujet différemment. Oui, parce que ça paraît un peu facile comme ça… Alors pour ceux qui ont le stress chevillé au corps, je vous propose de creuser le sujet ci-après. (suite…)

Affirmation & Masculinité

My own man

« Anytime you choose a target, you feel like a fake. And that’s the risk’s zone. You know, that’s the zone which you feel vulnerable because you are risking your ego. » (Edward Norton)

Dès qu’on se fixe un objectif, on croit être un imposteur. C’est ça, le risque, parce qu’on met son ego en danger. Il faut s’affirmer avant de se lancer et parfois c’est difficile.

Dans le film documentaire « My Own Man » (disponible sur Netflix), David Sampliner explore le thème de la confiance en soi et de la masculinité, en livrant ses propres doutes à l’aune de son nouveau rôle de père.

David Sampliner a longtemps cherché un mentor qui lui confirme qu’il était sur la bonne voie : guide, rabbin, thérapeute… puis il a rencontré une coach de vie. Sa leçon ? « il faut oser prendre des risques, faire un truc qui t’effraie chaque jour. Trouve quelque chose que tu ne veux pas faire et fais-le. »

« Just do it. Take a risk. Transform your life. »

Après avoir expérimenté un week-end qu’il redoutait, il s’exprime ainsi : « cette expérience m’a permis de remiser tout jugement, tout ce côté « je suis au-dessus de ça ». Je me suis contenté de vivre l’aventure sans juger. » Même s’il admet que devenir un homme différent prend plus d’un week-end.

Quand il interroge son frère « des deux garçons de la maison, tu es celui qui est devenu un homme, comment as-tu fait ? », il obtient cette réponse inattendue : « je ne suis pas devenu un homme, j’ai fait semblant d’en être un, grâce à l’assurance que je renvoyais, en étant fort et athlétique. Mais seul à seul, je ne crois pas que j’étais si confiant. » Il ajoute que ce côté viril l’ai aidé professionnellement, mais qu’il a du s’en éloigner pour que son couple fonctionne. Pour lui, être un homme, c’est être capable d’élever ses enfants et de prendre soin de sa famille.

Pour leur père, l’important c’est d’avoir confiance en soi. « Si tu manques d’assurance et que la confusion règne dans ton esprit, tu n’atteindras pas ton objectif. Quelqu’un qui cherche à maîtriser quelque chose ou à réussir doit avoir assez d’assurance pour avancer d’une étape à l’autre. » Son frère propose l’idée que « quelques détours avant d’atteindre ton objectif permettent de mieux se connaître » et un ami à lui résume la vie à cette phrase : « Dans la vie tout se résume à… tracer sa propre voie. Et si on en est capable, tout peut changer. Ça change ta dynamique avec ton épouse, ta dynamique au travail, ça change tout. Si tu ne cherches pas l’assentiment de l’extérieur. »


La satisfaction des besoins humains

L’homme est asservi à ses besoins.

Les besoins se caractérisent par leur caractère vital et universel, permanent mais fluctuant et évolutif. Ils sont révélés par les sensations et les émotions, qui induisent une action. La satisfaction des besoins est essentielle au bon fonctionnement de l’organisme et à l’estime que l’individu se porte. 

les besoins humains

Les besoins co-exsitent dans un équilibre complexe et dynamique, incluant les aspects biologiques, psychologiques et sociaux de l’individu. Si un champs s’hypertrophie ou s’atrophie, les autres suivent et un déséquilibre se crée, affectant la personne dans son intégrité. Si elle ne satisfait pas son besoin, un système de compensation peut lui permettre d’obtenir l’énergie qui lui manque, mais si elle n’obtient pas au bout du compte la stabilité qui lui est nécessaire, une forte contrainte s’exerce.

Selon le modèle ECLET et la spirale dynamique de Clare Graves, à mesure que les problèmes existentiels de l’homme évoluent au contact de son environnement, sa psychologie évolue également pour s’adapter à ces nouvelles conditions de vie : de nouveaux systèmes de valeurs émergent, créant de nouveaux besoins.

(suite…)