Billets du mois : octobre 2015


Je m’accorde beaucoup trop d’importance et pas assez de considération.

Dès que je pose des ambitions pour moi, pour ma vie, pour autrui, je me fourvoie.
Quand je choisis de croire dans les étiquettes qu’on me colle, je m’égare.
Je m’accorde alors beaucoup trop d’importance et pas assez de considération.

« Je vais devenir dirigeant ! » « Elle va m’écouter. » « Le monde doit changer ! »
Nous ne pouvons contraindre rien ni personne et, de part notre nature humaine, nous ne pouvons prétendre à aucune permanence, aucune perfection. Considérer représenter une qualité (« je suis une personne gentille », « je suis quelqu’un de paresseux »), c’est s’accorder beaucoup trop d’importance et une pression inutile. Nous sommes un peu de tout – bon et mauvais – et toujours potentiellement dans l’erreur. Nous ne sommes qu’une poussière dans l’infinité qui nous lie.

Dès lors, nous devons seulement prendre soin de nous (de notre corps, de notre esprit, de notre âme) et de notre environnement. S’accorder le temps de comprendre et d’apprendre de nos émotions, respecter nos besoins. Notre seule responsabilité est celle de nos intentions, dans nos pensées et dans nos actes. Je peux améliorer mon comportement, mais pas changer mon être. Je ne peux devenir que ce que je suis – et c’est seulement en « étant » véritablement que j’inspirerai le monde.

« Sois le changement que tu veux voir dans le monde » Gandhi

Au-delà, nos aspirations sont illusoires, nos désirs ne nous appartiennent pas. Nous ne pouvons contrôler le cours de la vie, seulement nous y laisser prendre, et en profiter. La vie est un jeu, arrêtons de nous prendre trop au sérieux…


Je préférerai mourir que…

Il y a des « passages » dans nos vies où on préférerait « mourir » plutôt que d’avoir à les traverser. Des épreuves engendrant des émotions si difficiles – une souffrance – qu’on souhaiterait juste revenir en arrière ou que tout s’arrête.

A quoi aspire-t-on réellement dans ces instants-là ?

à la paix

Ce qui nous empoisonne, ce sont nos pensées et nos émotions.

On s’accroche à ce qui n’existe plus (chose, expérience, croyance, personne). Ce qui fait rejaillir nos vieux schémas d’abandon / dépendance, de trahison / contrôle, de rejet / fuite, d’humiliation / masochiste, d’injustice / rigide (cf. « les 5 blessures de l’âme qui empêchent d’être soi-même » de Lise Bourbeau).

Or, la paix s’acquiert dans le calme et par l’Amour. La paix s’atteint quand on lâche prise, qu’on cesse de lutter pour accepter ce qui est et qu’on se détache du passé ou des futurs imaginés pour vivre l’instant présent. La paix est un choix.


Élever un enfant

La seule action vraiment importante pour « élever » un enfant, c’est de l’accompagner à découvrir en quoi il est unique et de l’aimer pour cette unicité :

  • son talent particulier et sa manière unique de l’exprimer
  • ce qu’il aime ou n’aime pas (peut nous guider)

Le vrai challenge c’est qu’il est possible que cet Amour inconditionnel dépasse les limites de nos propres croyances et de la société. Alors, est-on prêt à se remettre en question par Amour ?


Reconnaître qui on est pour Aimer vraiment

La seule chose que nous avons à faire, c’est reconnaître qui on est.
La vraie question est de comprendre, aimer et accepter qui on est et ce qu’on incarne.
Ce qu’on fait en découlera naturellement,
dans chacun de nos gestes quotidien.

Et ça suffit. Il n’y aura plus rien d’autre à chercher.
Juste à apprécier l’instant, à s’en amuser,
à aimer la vie
à s’aimer soi-même
et par là, à aimer l’autre.

C’est la seule chose à apprendre : Aimer.
Mais Aimer vraiment.
Aimer au point de pouvoir se dire « Je m’aime »
Aimer au point de pouvoir dire « J’aime ma vie »
Aimer au point d’aimer le monde tel qu’il est :
plein de gens qui apprennent à aimer,
et de pouvoir leur dire « Je t’aime ».

Avoir un objectif, une exigence, pour soi, pour les autres ou la vie est un leurre. Un objectif c’est parier sur un avenir inconnu et essayer de maîtriser le cours de la vie pour l’atteindre. Il n’y a pas d’enjeu, parce qu’il n’y a pas de risque à être soi.

La vie se vit au présent.
Citations à méditer, tirées de Kung Fu Panda :

« Hier est derrière, demain est mystère,
aujourd’hui est un cadeau,
c’est pour cela qu’on l’appelle le présent. »

« There is no secret ingredient.
To make something special,
you just have to believe it’s special! »

(*il n’y a pas d’ingrédient secret. Pour faire quelque hose de spécial, il suffit d’y croire.)


Libérez-vous du passé

Depuis quelque temps, j’essaie de poser de belles actions dans ma vie, et de faire en sorte de prendre des décisions chaque jour qui apportent le bonheur autour de moi et pour moi. Ce n’est pas évident, mais je m’y efforce. Pour autant, il n’en a pas toujours été ainsi, et j’ai quelques histoires qui me hantent depuis longtemps, car j’ai conscience d’avoir fait souffrir des gens et j’en ai honte. J’ai décidé récemment de corriger le tir.

J’ai repris une à une, chacune de ces histoires où je n’avais pas eu la « juste » réaction, et, grâce à la magie de facebook, j’ai retrouvée ces personnes à qui je devais des explications, pour leur demander pardon, leur dire Merci ou qu’elles avaient compté pour moi à ce moment-là.

Je n’ai aucune idée de la façon dont mon message sera interprété, si c’est naïf, futile, oublié, trop tard, irréparable ou insensé – mais je sais que mon cœur était rempli de lumière quand j’ai écrit ces messages. Alors si elle n’arrive pas jusqu’à ces personnes, j’imagine qu’elle aura rejoint l’univers et au moins commencé à cicatriser mes blessures.

Si le cœur vous dit d’en faire de même, voici les mots qui me sont venus :

Je t’envoie un message que tu vas trouver insolite, comme venu du passé, mais j’ai envie de le faire, c’est le bon moment pour moi, et je me dis que ce qui vient du cœur n’a pas de temporalité et que si tu es toujours celui que j’ai connu tu comprendras.

Tu ne te souviendras peut être même pas de ce que je vais te raconter, mais moi ça me pèse depuis longtemps parce que j’étais trop lâche et honteuse à l’époque pour dire les choses, mais aujourd’hui j’ai envie de m’en libérer. En espérant que ça puisse t’apporter du positif également.

Te souviens-tu de…

Bon je ne sais pas si ça a un sens depuis tout ce temps, mais je me dis que j’ai dû te faire souffrir, et je n’aime pas l’idée, qui me reste encore en tête depuis cette époque. Alors voilà, je ne sais pas si le mal est réparé, mais je t’ai au moins rendu les explications que je te devais.

Profite de ta journée !
A un de ces jours,

Je vous avoue que je suis encore troublée par cette action, mais elle m’a paru juste au moment où je l’ai faite. J’ai parfois l’impression de n’être qu’un instrument de l’univers…
« Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas »


Ce qu’on vit, ce qui compte

Dans la vie, il y a ce qu’on vit, et ce qui compte.

L’important, c’est ce qu’on retient : ce qui s’imprime en nous est un événement assorti d’une charge émotionnelle forte. Or l’émotion est la voie vers soi-même. Autant dire que chaque souvenir demeure pour nous enseigner quelque chose, nous permettre de lire la façon dont nous sommes encodés, nous révéler à nous-même.

Nous sommes comme un puzzle dont les pièces apparaissent au fil de la vie. Souvent plusieurs fois, sous plusieurs formes, tant qu’elle n’a pas été intégrée au puzzle. Il nous reste seulement à accepter ces éléments et les assembler. Inutile de lutter contre soi, c’est fichu d’avance.

J’avais d’ailleurs pour habitude, chaque fois que je mettais à jour un nouveau pan de ma personnalité, de dire en souriant : « j’suis fichue ». Et pour cause ! Impossible de se cacher davantage après ça. Et ce n’est pas toujours évident de se révéler différent, pas comme les autres, hors du moule… pourtant c’est le lot de chacun. La génétique est ainsi faite que nous sommes tous uniques.

Le moment est venu de vivre ce que vous osez à peine imaginer.
ça fait peur hein ?