analyse


Quelle est la valeur des choses ?

Modification du 05/11/2017. Ajout vidéo.

Idée du jour : Pourquoi ne pas évaluer, au-delà du prix, la valeur des produits et services en jour/ homme (représentant le temps que chaque personne qui contribue de près ou de loin au produit/service a passé à travailler et à se former), en ajoutant (voire en pondérant par) des indices de pénibilité, d’intelligence/talent requis et d’impact environnemental ?

L’idée serait de prendre en compte chaque étape de la fabrication, en incluant les temps de réflexion, de construction des machines nécessaires à la fabrication, d’extraction/ fabrication des matières premières, de transport, de marketing, de management, etc… et de s’extraire du « prix » qui est subjectif et spéculatif.

Ainsi, nous aurions peut être une vision plus objective de ce que coûte – en éléments concrets – les produits et services dont nous profitons. Nous pourrons par la même occasion nous rendre compte de notre richesse : « tiens, avec l’équivalent de 3 jours de mon travail, je peux m’acheter un bien qui en nécessite 40 de l’autre côté de la planète ».

Mais je ne suis pas économiste, alors il est possible que j’ai manqué quelque chose ou que je me sois méprise sur une dimension du problème.


Quel est le sens de la vie ?

Depuis le temps que je pose cette question autour de moi « quel est le sens de la vie ? », j’ai obtenu de multiples réponses. Aucune ne m’a réellement satisfaite, mais plusieurs m’ont inspirée pour cet article, où je vous livre la mienne avec un recueil de mes échanges et de mes réflexions.

« Quel est le sens de la vie ? » – Morceaux choisis :

  • « Tout droit ! »
  • « Se reproduire pour perpétuer l’espèce »
  • « Tenter de répondre à cette question est absurde »
  • « Il n’y en a pas : tu te lèves le matin, tu te couches le soir, entre les deux tu essaies d’avoir la meilleure journée possible et un jour tu meures »
  • « Prendre du plaisir (carpe diem) »
  • « Découvrir, Voyager, Se rencontrer, Se connecter, Aimer »
  • « Expérimenter »
  • « La vie est souffrance »
  • « Apprendre à aimer la vie »
  • « Apprendre à se connaître »
  • « Évoluer vers une meilleure version de soi »
  • « Le sens de la vie, c’est celui qu’on lui donne »
  • « Chacun doit trouver sa propre réponse, la vérité est en soi »
  • « Se bâtir un bonheur sans dépendance »
  • « L’Amour » « Le Bonheur » « La Paix » « La Lumière »
  • « Servir Dieu »
  • « Faire le bien autour de soi »
  • « Accumuler des expériences de vie et réparer les erreurs commises dans les vies précédentes »
  • « La vie n’a ni sens ni objectif. Rien n’existe en soi, rien ne dure, tout change sans cesse : la seule réalité est l’impermanence »
  • « Celui qui a compris la mort, a compris la vie »
  • « La vie est le sens »

Toutes ces réponses sont valables. La vie, c’est un peu tout ça. Mais la meilleure réponse que j’ai trouvée, je l’ai obtenue dans un autre contexte… (suite…)


A propos des convictions…

A propos des convictions, Carl Gustav Jung énonçait : « Une conviction se transforme aisément en auto-assurance, ce qui contribue à la rigidité, et cela ne va pas dans le sens de la vie. Une conviction solide se démontre par sa flexibilité et son caractère conciliant et, comme toute vérité supérieure, elle prospère au mieux sur les erreurs qu’elle reconnaît. »

D’après la définition du mot, une conviction serait « une idée qui a un caractère fondamental pour quelqu’un – un état d’esprit de quelqu’un qui croit fermement à la vérité de ce qu’il pense. »

« qui croit fermement à la vérité de ce qu’il pense » > on sent bien ici (croire, vérité, penser) qu’une conviction n’est relative qu’à celui qui l’émet et revêt un certain nombre de biais et de filtres (connaissances, expériences, psychologie de la personne…).

Je l’imagine utile quand elle est introspective et permet à l’individu d’appréhender son identité – l’identité pouvant être associée à la première définition « une idée à caractère fondamental pour la personne » : ses valeurs, ses besoins, ses limites et ses aspirations – sous réserve d’être capable de remettre en question ses comportements et de développer ses capacités pour qu’ils soient compatibles avec l’atteinte des objectifs qui font sens pour lui. L’individu a besoin d’avoir des convictions concernant qui il est et ce qu’il veut pour pouvoir agir et prendre sa place dans la société humaine (au risque d’une instabilité psychologique sinon)

Je l’imagine problématique lorsqu’elle s’instaure au détriment de l’autre. Une conviction ne concernant plus sa propre personne me fait l’effet d’une généralisation (« je suis convaincu que ceci induit cela », « ils sont tous ainsi ») ou d’un jugement « bien ou mal » (« je suis convaincu que ça devrait être ainsi »). J’ai le sentiment que derrière ces convictions-là se cachent surtout les expériences, les craintes, les besoins ou les aspirations de leur auteur…

Descartes, qui s’est intéressé de près au doute, disait : « Pour atteindre la vérité, il faut une fois dans la vie se défaire de toutes les opinions qu’on a reçues, et reconstruire de nouveau tout le système de ses connaissances » Même la méthode scientifique est basée sur des hypothèses > prédictions > expériences > observations et une « vérité / conviction » établie à un instant peut être remise en cause dès que le modèle ne fonctionne plus…

Mais ce laïus n’est que ma conviction… flexible 😉

Pour finir, je citerai Platon : « je ne sais qu’une chose, c’est que je ne sais rien »


La laïcité

La laïcité expliquée par l’Association Coexister France

La laïcité permet de vivre et d’exprimer librement ses convictions, dans le respect de la loi et des autres. Cependant la République Laïque reste ferme à la fois contre les dérives intégristes contraire à la loi mais aussi contre ceux qui appellent à la haine des religions et des croyants. La laïcité repose sur 4 piliers :

  • La liberté de croire ou de ne pas croire, de changer de religion ou de ne plus en avoir et de l’exprimer chez eux ou dans les espaces publiques, dans la limite du respect de l’ordre public
  • La séparation des Eglises et de l’Etat
  • La neutralité de l’état pour les agents de l’Etat et du service public
  • L’égalité : tous les citoyens sont égaux devant la loi et le service public quelques soient leurs conviction


Niveau de vie, bonheur et liberté

On pourrait croire que le niveau de vie d’un pays et le niveau de bonheur des citoyens sont corrélés… c’est un peu vrai, mais en France, ce n’est pas aussi simple !

Alors que les citoyens des Pays-Bas évaluent leur bonheur à 7,6, ceux d’Islande à 8,1, les français ne se donnent qu’une note de 6,6, plaçant la France en 63ème position du classement modial « World Database of Happiness ».

Dans sa thèse « Geography of happiness : a comparative exploration of the case of France », Gaël Brulé, Directeur Scientifique de la Fabrique Spinoza, définit le bonheur en tant que satisfaction dans la vie. Les gens se sentent plus heureux selon leur liberté ressentie. Or en France, à cause d’un système éducatif traditionnel centré sur la performance et plus tard une trop lourde hiérarchie au travail, les citoyens se sentent finalement moins libres de décider de la direction de leur vie. 

[En savoir plus : fabriqueSpinoza.fr]

La Fabrique Spinoza est un think-tank économique et politique multi-partisan dont la mission est de redonner au bonheur sa place au coeur de notre société. « Nous voyons le bonheur comme une aspiration et comme un catalyseur de changement. Nous pensons donc que le débat sur le bonheur est vertueux et vecteur de transformation positive. A lui seul, le débat est à même de lui redonner sa place et d’activer son potentiel positif auprès des différents acteurs. » http://fabriquespinoza.fr/


Au-delà de nos peurs

Au-delà de nos peurs, nous accédons à ce que nous aimons, à ce dont nous rêvons. Mais comment y parvenir ? La seule façon de dépasser nos peurs est de les « affronter » nous dit-on. Alors j’ai essayé, malgré la peur, d’avancer et j’ai découvert que j’avais mal compris l’explication.

En réalité, il ne s’agit pas de passer à l’action et d’ignorer nos peurs ou de « faire avec ». Agir malgré la peur l’atténue (« tiens, ma crainte ne s’est pas réalisée ? ») mais ne suffit pas à la faire disparaître (« ce sera peut être pour la prochaine fois… »).

Pour dépasser nos peurs, il faut les regarder en face. Vraiment. Tel les héros de la mythologie, restons debout devant nos démons. Observons-les pour ce qu’ils sont : une possibilité. Oui, il est envisageable que votre pire crainte se produise. En réalité, il est certain qu’elle se produira à l’occasion… il n’y a plus qu’à l’accepter. Un exemple ?

Vous avez peur de l’avion ? Croyez-vous vraiment avoir peur d’une construction en acier ? Non… au fond, vous avez peur qu’un problème se produise… vous avez peur de souffrir ou… de mourir. J’ai une nouvelle pour vous : vous souffrez déjà souvent et… il est certain que vous allez mourir. Peut être pas dans un avion, mais ça vous arrivera 🙂 Et si votre heure est venue, dans un lit ou dans un avion, qu’est-ce que ça change ? Pour autant, qui a dit que la mort était une mauvaise chose ? Personne n’est revenu nous en parler. (En fait, certains l’ont fait – cf. expérience de mort imminente – et leur discours est plutôt enthousiaste, donc c’est peut être positif… et de toute façon inévitable : inutile de résister !). 

Bref, le principe c’est d’identifier précisément sa peur : la mort, la solitude, le rejet, l’inconfort, la folie… et l’accepter. Qu’est-ce que ça implique de se retrouver seul ? rejeté ? trahi ? humilié ? à la rue ? marginal ? dans l’inconfort ? Vous ne serez pas le premier à le vivre. Certains le choisissent (ermite, vagabond, légionnaire…) et y trouve un sens, des avantages. « La seule chose permanente dans la vie est l’impermanence ». Le changement est inéluctable, autant être préparé à l’aventure ! Tout se vit. La vrai question c’est comment VOUS le vivrez-vous ? Prêt à appréhender l’inconcevable et à trouver en vous de nouvelles ressources ?

Visualisez la situation, imaginez des opportunités, acceptez ce que vous ne pourrez pas changer et… dépassez la peur !