Quel est le sens de la vie ?


Depuis le temps que je pose cette question autour de moi « quel est le sens de la vie ? », j’ai obtenu de multiples réponses. Aucune ne m’a réellement satisfaite, mais plusieurs m’ont inspirée pour cet article, où je vous livre la mienne avec un recueil de mes échanges et de mes réflexions.

« Quel est le sens de la vie ? » – Morceaux choisis :

  • « Tout droit ! »
  • « Se reproduire pour perpétuer l’espèce »
  • « Tenter de répondre à cette question est absurde »
  • « Il n’y en a pas : tu te lèves le matin, tu te couches le soir, entre les deux tu essaies d’avoir la meilleure journée possible et un jour tu meures »
  • « Prendre du plaisir (carpe diem) »
  • « Découvrir, Voyager, Se rencontrer, Se connecter, Aimer »
  • « Expérimenter »
  • « La vie est souffrance »
  • « Apprendre à aimer la vie »
  • « Apprendre à se connaître »
  • « Évoluer vers une meilleure version de soi »
  • « Le sens de la vie, c’est celui qu’on lui donne »
  • « Chacun doit trouver sa propre réponse, la vérité est en soi »
  • « Se bâtir un bonheur sans dépendance »
  • « L’Amour » « Le Bonheur » « La Paix » « La Lumière »
  • « Servir Dieu »
  • « Faire le bien autour de soi »
  • « Accumuler des expériences de vie et réparer les erreurs commises dans les vies précédentes »
  • « La vie n’a ni sens ni objectif. Rien n’existe en soi, rien ne dure, tout change sans cesse : la seule réalité est l’impermanence »
  • « Celui qui a compris la mort, a compris la vie »
  • « La vie est le sens »

Toutes ces réponses sont valables. La vie, c’est un peu tout ça. Mais la meilleure réponse que j’ai trouvée, je l’ai obtenue dans un autre contexte… Quelqu’un m’a dit un jour : « je souffrais, je suis venu avec une question, puis je me suis trouvé, je n’ai pas obtenu la réponse, mais la question avait disparu. » En effet, la question n’est pas tant celle du sens, mais de comprendre pourquoi elle apparaît. Elle apparaît quand on ne parvient plus à s’expérimenter pleinement, quand on souffre, quand le désir et la motivation disparaisse, quand on ne sait pas ou plus qui on est, où on va, quand on vit une perte de repère ou une transformation, quand on perçoit moins l’énergie de vie qui nous anime, quand la peur l’emporte sur l’amour, la confiance.

Je ne réponds pas à la question ?
Reprenons les différentes définitions du mot « sens » :

  1. ce sont des fonctions psychophysiologiques par lesquelles un organisme reçoit des informations sur certains éléments du milieu extérieur, de nature physique (vue, audition, toucher, pesanteur) ou chimique (goût, odorat).
  2. c’est l’aptitude à apprécier de façon immédiate et intuitive quelque chose (« avoir le sens des nuances »)
  3. = représentation, ce à quoi réfère un mot, ce qu’il représente
  4. = signification, ensemble d’idées de ce que quelque chose signifie
  5. = direction
  6. = finalité, raison d’être, valeur, ce qui justifie et explique
    « donner un sens à son existence »

Ce qui est intéressant dans ces définitions, c’est qu’on y retrouve tous les aspects de la question de la vie : physique/ corporel « les 5 sens », l’intuition « le 6ème sens », le mental « représentation et signification », « la direction » et l’ordre supérieur « une finalité qui justifie »… et que c’est en les expérimentant qu’on lui donnera un sens.

« Quel est le sens de la vie » ou « Comment justifier ma vie, quelle est sa signification et sa finalité ? » exprime « En quoi est-elle légitime, valable, défendable, fondée, juste ? » La question de la finalité de la vie sous-entend qu’une intelligence ait décidé d’un objectif pour la vie. Si c’est le cas, et pour en être informé, il serait nécessaire de savoir à qui s’adresser et comment. En réalité, le « qui » importe peu, qu’il s’agisse d’une divinité qui aurait un plan universel ou de soi-même décidant de ce qu’il veut, le moyen d’entrer en communication avec est toujours le même car… la réponse est en soi. Et il ne s’agit pas d’une « révélation » magique. Ceux qui ont « rencontré Dieu » ou « trouver la paix » ne l’ont pas déniché derrière un cailloux ou sous une douche de lumière, mais en s’expérimentant dans la vie : épreuves, voyages, méditation, introspection… Voici une histoire que j’aime bien pour illustrer mon propos.

Une légende hindoue raconte qu’après avoir créé la race humaine, les Dieux réfléchirent au lieu où ils pourraient cacher les réponses à la vie, car il fallait mériter ce trésor.

  • Mettons ces réponses au sommet d’une montagne, proposa l’un d’eux.
  • Non, trop facile. Les hommes sauront atteindre les sommets les plus hauts.
  • Au centre de la terre, alors !
  • Non, ils les trouveront là aussi.
  • Moi, je dis, au fond de la mer !
  • Ils sauront aussi aller jusqu’aux profondeurs de la mer.
    Un long silence s’installa. Enfin, un des Dieux reprit :
  • Si nous les cachons à l’intérieur des hommes, je pense qu’ils n’auront jamais l’idée de les chercher là. C’est ce qu’ils firent.

La vraie question est : en quoi est-ce important de justifier sa vie ? S’il s’agit de s’assurer qu’elle est fondée, légitime ou juste, encore faut-il comprendre ce qui nous paraît légitime ou juste : quelles sont nos valeurs et nos aspirations pour le monde ? quelle version de nous-même souhaitons-nous incarner dans notre existence ? quelle est notre identité profonde ? S’il s’agit de se fixer des perspectives pour dessiner notre avenir, encore faut-il savoir ce qui nous inspire, nous fait vibrer et nous motive à passer à l’action ? quels sont nos forces et nos talents innés ? qu’est-ce qu’on aime et qui nous fait plaisir ? qu’avons-nous envie de réaliser aujourd’hui ?

Et si vous vous demandez encore « pourquoi » ? Au-delà du « parce que. De toute façon tu y es, tu y restes, débrouille-toi pour en faire quelque chose » ou du « parce que tu es curieux, tu as envie de connaître la suite » ou du « c’est vrai, si ce n’était pas toi, ce serait quelqu’un d’autre, qu’est-ce que ça change ? Nous sommes tous les soldats de la vie, si tu n’accomplis pas ta mission, un autre sera envoyé à ta place, mais tu es unique et formé (dessiné et destiné) pour, alors autant que ce soit toi, car personne d’autre ne te remplacera de la même façon » … cherchez plutôt « pour quoi » : pour Être quoi ? pour Faire quoi ? la réponse est pour l’Amour – pour l’amour de soi, de ceux qu’on aime, pour faire ce qu’on aime et pour aimer ce qu’on fait. Car en réalité, quand nous expérimentons qui nous sommes – que nous savons ce qui nous anime (nos talents et nos aspirations) et que nous essayons de tirer le meilleur de chaque situation qui se présente (le meilleur de nous-même ou une leçon pour notre vie) – nous savons pour quoi, à cet instant, nous vivons.

A ceux « qui se cherchent » ou qui croient « qu’ils vont devenir quelqu’un » : vous Êtes déjà, il n’y a rien à chercher. La seule astuce est d’en prendre conscience, clairement et dans toutes ses dimensions (valeurs, croyances, besoins, limites, talents), de s’expérimenter pleinement et de s’aimer tel quel tout en restant alerte et ouvert à tous les changements qui nous façonnent et nous font évoluer… Certes, ce n’est pas toujours confortable de s’expérimenter dans les moments difficiles, mais en acceptant de les vivre pleinement et en s’observant dans l’épreuve, on apprend beaucoup sur soi et sur la vie.

Trois conseils pour y parvenir :

  1. commencez par vous aimer et vous reposer : sans énergie point de vie, sans flânerie point d’envie. Acceptez-vous, avec vos besoins et vos limites, et affirmez-les clairement face aux autres. Sans estime, point de confiance.
  2. ensuite, expérimentez : « l’appétit vient en mangeant ».
    C’est en agissant qu’on s’anime, qu’on se découvre et qu’on prend confiance : chaque erreur étant une leçon, chaque réussite un pas de plus dans le « sens » qu’on aime.
  3. et faites en sorte d’avancer vers ce que vous aimez (objectif précis) plutôt que de combler ce qui vous manque ou de vous protéger de ce qui vous inquiète, ce serait une course consommatrice d’énergie et sans fin (objectif illimité) : le monde est « inconnu et impermanence ». Il n’y a que deux forces qui animent les gens : l’amour et la peur – laquelle choisissez-vous pour guide ?

Conclusion : quand on s’expérimente pleinement, on ne se pose plus la question du sens de la vie, on la vit, tout simplement. Enjoy your life.

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