[Extrait] Mille femmes blanches, J.Fergus – Amour et folie


Dans son livre « Mille femmes blanches », Jim Fergus relate, sous forme de journaux autobiographiques, l’incroyable aventure d’une femme blanche ayant rejoint une tribu Cheyenne. [4ème de couverture] « En 1874, à Washington, le président Grant accepte la proposition incroyable du chef indien Little Wolf : troquer mille femmes blanches contre chevaux et bisons pour favoriser l’intégration du peuple indien. Si quelques femmes se portent volontaires, la plupart vient en réalité des pénitenciers et des asiles… L’une d’elles, May Dodd, apprend sa nouvelle vie de squaw et les rites des Indiens. Mariée à un puissant guerrier, elle découvre les combats violents entre tribus et les ravages provoqués par l’alcool. Aux côtés de femmes de toutes origines, elle assiste à l’agonie de son peuple d’adoption… »

[May] « Croyez-vous honnêtement que je ris le cœur léger ? Que je me moque de vous ? Que je prends cette situation comme un jeu, comme un acteur sur les planches ? Ne comprenez-vous pas que mon rire est une ultime défense contre mes larmes ? » Je citai : « J’enseignerai la fierté à mes peines… » Ce fut lui qui termina : « …car le chagrin est fier et courbe ses victimes. » (p.125)

« L’amour n’est que pure folie et, je dois bien te l’avouer, mérite et les obscures demeures, et le fouet auquel les fous ont droit. » (Shakespere) (p.109)

La folie est considérée par les Cheyennes comme un don de Dieu, c’est pourquoi les égarés sont traités avec beaucoup de respect, même avec révérence, dans cette société. (p.133)

Pour rester autant que possible saine d’esprit, je ne dois surtout pas chercher refuge dans le passé… cela reviendrait autrement à sombrer dans la folie. C’est une des leçons que j’ai apprises et répétées à l’asile – vivre chaque journée comme elle vient, et refuser tant les regrets que les inquiétudes pour l’avenir. Je n’ai de toute façon aucun pouvoir sur hier ni sur demain. (p.151)

Le chef sera pour moi le meilleur des représentants de la vie sauvage, l’ouverture idéale sur cette autre culture, car il possède les qualités les plus prisées au sein de ce peuple simple : le courage, la dignité, la grâce et l’altruisme. Quelque chose également dont je n’ai eu qu’un vague aperçu, mais que l’on pourrait, je crois, appeler l’ardeur. (p.223)

[Mille femmes blanches, Jim Fergus]

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