Le pouvoir, une quête de reconnaissance


Après avoir lu “comment certaines entreprises détruisent nos meilleurs diplômés“, j’ai eu envie de réagir, voici. Dans l’article, l’auteur explique que la plupart des meilleurs diplômés sont captés par les banques et les sociétés de conseil, qui leur promettent argent, carrière et sécurité. 

Tout le système éducatif et social occidental est tourné vers la performance. Dès lors, le FAIRE et l’AVOIR s’oppose à l’ETRE, et l’individu n’a de valeur qu’au travers ce qu’il fait ou de ce qu’il possède. Dans notre société de consommation (immobilier, automobile, mode, technologie), l’entreprise a besoin de ce type de croyances pour continuer de croître. “Celui qui n’a pas de Rolex à 50 ans a raté sa vie”. La plupart des individus, conditionnés par leur éducation et la société, adhère inconsciemment à ce type de croyances. Les hauts diplômés particulièrement.

Combien de diplômés (nos futurs dirigeants) ont choisi leur formation par vocation ? et combien y ont atterri suite à une course effrénée aux résultats ? Propulsés via un système éducatif où la valeur est déterminée par une notation, où la compétition (concours, examens, entretiens) est encouragée pour déterminer qui est “le meilleur”, ces individus ont appris à exister principalement au travers de leurs résultats, d’où ils tirent leur confiance et leur valeur, ou en se comparant à l’autre. Les banques et les cabinets de conseil savent profiter de cette situation. Ils promettent tous les signes extérieurs de reconnaissance : argent et sécurité, statut social, compétition, progression de carrière… pour entretenir cette faille.

La plupart des peurs s’achètent (besoin de sécurité, d’appartenance, de reconnaissance), et le pouvoir est une course que poursuivent ceux qui ne parviennent pas à trouver Confiance et Force en eux. Ils ont besoin d’être “plus que” les autres ou de les contrôler pour prouver leur valeur.

Seuls les plus humbles sont libres : ceux qui reconnaissent et acceptent leurs forces au même titre que leurs faiblesses, et qui ne se laissent pas duper par tous les stratagèmes d’appartenance et de reconnaissance proposés par la société (mode, consommation, statut professionnel).

C’est ainsi que nous sommes souvent dirigés par les plus faillibles d’entre nous : ceux qui souffrent de n’avoir jamais été acceptés dans leur nature profonde, et qui continuent à courir après cette reconnaissance illusoire qu’ils devraient désormais chercher en eux. Alors que ceux qui se dévouent pour les autres, une cause ou un rêve (infirmiers, enseignants, artisans…) ne représentent que “la base” de notre société…

Oui, c’est bien la base de notre société, sans laquelle celle-ci ne tiendrait pas debout. Alors pourquoi ce terme a-t-il pris un sens péjoratif… parce qu’il vient des propos de ceux qui s’estiment supérieurs ? Sachez que nous sommes tous aussi valables.

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