Billets du jour : 9 mai 2021


Fonctionnons-nous toujours en pilote automatique ?

Si j’ai bien compris ces deux articles :
Les mécanismes de la volonté
et “Le libre arbitre existe-t-il ?

Il n’y a (quasi) pas de libre arbitre.

L’homme a des besoins > en interagissant spontanément avec son environnement, il apprend des stratégies pour les combler > puis il en use inconsciemment > il croit être à l’origine de ses décisions > mais en réalité la conscience arrive après que la décision d’agir ait été prise inconsciemment par le cerveau > s’il veut changer, il ne peut alors que prendre la décision d’un nouveau comportement, tester quand il y pense ou répéter (comportement erreur + conscience) jusqu’à s’être reconditionné et agir différemment…

Bref, changer est un apprentissage, on ne peut que se reconditionner :

1-en prenant conscience après coup
2-en apprenant un nouveau comportement et en choisissant de le pratiquer autant qu’on y pense
3-en s’entrainant jusqu’à intégrer le nouveau comportement

Exit la culpabilité !
En réalité nous ne sommes que des animaux cherchant à subvenir à nos besoins, avec des stratégies inconscientes +/- adaptées – notre volonté/conscience (apparue tardivement dans l’évolution) nous pilote très peu ou rétroactivement pour faciliter le changement.

C’est la base des spiritualités zen, et le fonctionnement du coaching et des TCC (vs. psy qui, en plus, traque les émotions réprimées pour les accueillir et libérer le psychisme) et ça semble se confirmer par la science !


Les 7 clefs de la parentalité

Être modélisant et accompagner seulement !

Et savoir que tout comportement inapproprié de l’enfant provient généralement soit d’une incompréhension, soit d’un besoin non satisfait.

ÊTRE AVEC L’ENFANT

1- … *Être heureux et modélisant* (=être exemplaire car l’enfant apprend par imitation, montrer comment accepter les émotions issues des aléas de la vie, comment prendre soin de ses besoins et faire des demandes en étant respectueux des autres et de l’environnement)

2- … *Partager* du temps, de l’attention, des activités, des rires, de la joie et de la sérénité (=expérimenter la vie et s’en amuser ensemble)

AIDER L’ENFANT A…

1- … *accueillir ses émotions* (=la nommer, c’est tout)

2- … *identifier et répondre à ses besoins de base*, qu’il soient physiologiques, cognitifs ou sociaux (=le questionner pour qu’il le nomme, lui demander quelles sont toutes les stratégies possibles pour le combler, l’encourager à agir)

3- … *comprendre et respecter le cadre pour garantir sa sécurité et le vivre-ensemble* (=expliquer, réexpliquer les conséquences de ses actes, puis si ce n’est pas dangereux, le laisser se confronter aux limites pour expérimenter les répercussions | si ce sont les nôtres, poser clairement ses conditions en exprimant ce que JE vais faire s’il ne les respecte pas – exemple : je vais partir, ne plus te donner accès à… – vérifier qu’il a bien compris le cadre et l’appliquer)

4- … *réparer* – s’il franchit la limite de quelqu’un ou du cadre social (=lui faire reformuler la situation et les conséquences du point de vue des différents acteurs, l’encourager à être empathique, à l’écoute du besoin et de l’émotion qu’il a généré chez l’autre – sans culpabilité – et à réparer ou trouver un terrain d’entente s’il veut restaurer le lien, le respect, l’appartenance)

5- … *construire sa confiance et son identité* (=rester bienveillant en toute circonstance, le laisser expérimenter / ne pas faire à sa place, l’encourager à affronter ses peurs, le reconnaître dans ses émotions, ses besoins, ses intentions positives, ses accomplissements simplement en les nommant)