A propos de la cancel culture

Que ce soit au nom de l’anti-racisme dans un contexte post colonial, ou du féminisme dans un contexte post patriarcal… doit-on effacer toute représentation des populations victimes ?

Je suis perplexe et je me demande comment pourrait être traité le sujet ?

Voilà le problème :

  • il existe des inégalités et des abus sur des typologies de personnes
  • les victimes y voient comme cause les représentations véhiculées dans la culture ambiante et s’y attaquent
    = Désormais toute représentation devra être valorisante ou dénoncée

En fait le problème, c’est le sujet de la représentation. Montrer une réalité, c’est toujours la simplifier. Ce qu’on choisit de montrer trahit nos stéréotypes et nos intentions.

J’imagine que dénoncer des oeuvres, c’est dénoncer les représentations et les agissements de l’époque.

Et j’aime bien l’idée de remettre en question les croyances communes (mais sans hargne et sans détruire les œuvres, c’est notre patrimoine et notre histoire !)

Malheureusement, dans un tel contexte, toute représentation sera remise en question 😢 (parce que créer les clichés opposés c’est pas mieux : Mulan, Rebelle…) mais est-il seulement possible d exposer la complexité et la confusion de la réalité ? De montrer chaque personne dans toutes ses dimensions psychologiques : victime, persécuteur et sauveur à la fois ?

En fait, le problème, ne serait-ce pas l’énergie négative ?

Utiliser ces oeuvres pour en faire une plus grande qui met en lumière les clichés qui nous guident au présent et proposer autre chose pour l’avenir serait plus apprécié que d’essayer de détruire le passé.


La recette du bonheur

“Vivre l’instant présent”. “Accepter ce qui est”. Mais encore ?

Après avoir évalué et testé bcp de méthodes, j’en conclus que pour sortir de la souffrance et apprendre être heureux, une seule suffit à pratiquer :
□ Le Courage
□ La CNV – Communication Non Violente

Le courage aide à affronter la peur, la honte, la culpabilité, le passé, les émotions réprimées, les croyances limitantes, le regard des autres et à sortir des habitudes délétères.

La communication non violente nous apprend à accueillir nos émotions, identifier et prendre soin de nos besoins, à poser nos limites, en restant en lien avec les autres.

Dans les situations difficiles, il y a souvent des problèmes d’emprise, de croyances limitantes, de culpabilité, de schémas de souffrance qui se rejouent… qui empêchent chacun de combler ses besoins et de respecter l’autre. La CNV permet de les révéler, de clarifier et de revenir à la bienveillance. Le courage donne la force de creuser puis d’agir avec bienveillance.


Fonctionnons-nous toujours en pilote automatique ?

Si j’ai bien compris ces deux articles :
Les mécanismes de la volonté
et “Le libre arbitre existe-t-il ?

Il n’y a (quasi) pas de libre arbitre.

L’homme a des besoins > en interagissant spontanément avec son environnement, il apprend des stratégies pour les combler > puis il en use inconsciemment > il croit être à l’origine de ses décisions > mais en réalité la conscience arrive après que la décision d’agir ait été prise inconsciemment par le cerveau > s’il veut changer, il ne peut alors que prendre la décision d’un nouveau comportement, tester quand il y pense ou répéter (comportement erreur + conscience) jusqu’à s’être reconditionné et agir différemment…

Bref, changer est un apprentissage, on ne peut que se reconditionner :

1-en prenant conscience après coup
2-en apprenant un nouveau comportement et en choisissant de le pratiquer autant qu’on y pense
3-en s’entrainant jusqu’à intégrer le nouveau comportement

Exit la culpabilité !
En réalité nous ne sommes que des animaux cherchant à subvenir à nos besoins, avec des stratégies inconscientes +/- adaptées – notre volonté/conscience (apparue tardivement dans l’évolution) nous pilote très peu ou rétroactivement pour faciliter le changement.

C’est la base des spiritualités zen, et le fonctionnement du coaching et des TCC (vs. psy qui, en plus, traque les émotions réprimées pour les accueillir et libérer le psychisme) et ça semble se confirmer par la science !


Les 7 clefs de la parentalité

Être modélisant et accompagner seulement !

Et savoir que tout comportement inapproprié de l’enfant provient généralement soit d’une incompréhension, soit d’un besoin non satisfait.

ÊTRE AVEC L’ENFANT

1- … *Être heureux et modélisant* (=être exemplaire car l’enfant apprend par imitation, montrer comment accepter les émotions issues des aléas de la vie, comment prendre soin de ses besoins et faire des demandes en étant respectueux des autres et de l’environnement)

2- … *Partager* du temps, de l’attention, des activités, des rires, de la joie et de la sérénité (=expérimenter la vie et s’en amuser ensemble)

AIDER L’ENFANT A…

1- … *accueillir ses émotions* (=la nommer, c’est tout)

2- … *identifier et répondre à ses besoins de base*, qu’il soient physiologiques, cognitifs ou sociaux (=le questionner pour qu’il le nomme, lui demander quelles sont toutes les stratégies possibles pour le combler, l’encourager à agir)

3- … *comprendre et respecter le cadre pour garantir sa sécurité et le vivre-ensemble* (=expliquer, réexpliquer les conséquences de ses actes, puis si ce n’est pas dangereux, le laisser se confronter aux limites pour expérimenter les répercussions | si ce sont les nôtres, poser clairement ses conditions en exprimant ce que JE vais faire s’il ne les respecte pas – exemple : je vais partir, ne plus te donner accès à… – vérifier qu’il a bien compris le cadre et l’appliquer)

4- … *réparer* – s’il franchit la limite de quelqu’un ou du cadre social (=lui faire reformuler la situation et les conséquences du point de vue des différents acteurs, l’encourager à être empathique, à l’écoute du besoin et de l’émotion qu’il a généré chez l’autre – sans culpabilité – et à réparer ou trouver un terrain d’entente s’il veut restaurer le lien, le respect, l’appartenance)

5- … *construire sa confiance et son identité* (=rester bienveillant en toute circonstance, le laisser expérimenter / ne pas faire à sa place, l’encourager à affronter ses peurs, le reconnaître dans ses émotions, ses besoins, ses intentions positives, ses accomplissements simplement en les nommant)


Relations fusionnelles

A mon avis, une relation fusionnelle est une relation basée sur la croyance “quand on aime, on accepte tout de l’autre”. En fait, c’est une erreur.

On se donne l’impression qu’il n’y aura pas de jugement. On a le sentiment de se protéger mutuellement mais c’est faux !

Une relation qui démarre sur ce contrat implicite est vouée à l’échec ou au conflit. Elle induit au fond une identification à l’autre. Les personnes ne s’autorisent plus certaines différences fondamentales (de valeur, de croyance, de comportements ou d’activités). Peut-on s’aimer si l’autre ne valide pas ce qui est le plus important pour nous ? Elle induit d’avoir la même conception des choses, de toujours parvenir à se mettre d’accord, de se suivre quand l’un fait un pas dans une direction différente… Mais c’est irréel.

Nous sommes tous différents, nous aimons tous davantage certains comportements et certaines activités à d’autres. Il est impossible de tout apprécier chez l’autre. Il y a toujours des valeurs priorisées différemment, des comportements qui ne nous correspondent pas, des centres d’intérêts qui sont différents, des façons de faire qui divergent.

Aimer, ce n’est pas tout apprécier chez l’autre. Aimer c’est accepter que l’autre puisse être différent et que cela ne nous convienne pas. C’est accepter que cela ne nous convienne paspour pouvoir l’exprimer et y trouver des solutions pour vivre ensemble. C’est seulement à partir de cette prise de conscience qu’il est possible de construire.


La servitude volontaire

SOYEZ RÉSOLUS A NE PLUS SERVIR ET VOUS VOILÀ LIBRES.

Dès lors qu’il n’y a plus d’opprimés, il n’y a plus d’oppresseurs. Désobéir, ce n’est pas forcément lutter (combattre le pouvoir par une action révolutionnaire c’est le nourrir et le légitimer puisque c’est réclamer au pouvoir les miettes de sa liberté). Désobéir, c’est prendre conscience que notre état de servitude est volontaire et qu’il n’est pas une fatalité. Désobéir, c’est cesser d’agir contre sa volonté, sans violence ( = retrait de l’action servile). C’est la réappropriation de sa force comme fermeté de l’âme, de sa capacité à simplement dire… non. La liberté est la capacité réelle (les moyens) de pouvoir réaliser sa volonté.

L’oppresseur a davantage besoin de l’opprimé que l’inverse. La soumission est l’essence même du pouvoir. La domination est un rapport de force… qui s’exerce d’abord par la ruse. Par exemple, par le divertissement. L’accoutumance au divertissement abrutit notre esprit, abolit notre volonté et nous fait perdre le goût de notre liberté.

La servitude volontaire, c’est l’abandon de sa liberté en échange d’un confort psychologique. Elle est consentie par habitude (conditionnement social), par confort de pouvoir se positionner en victime ( = compassion) plutôt que de se responsabiliser, et de pouvoir classer le monde entre gentils et méchants.


Le féminisme est une arnaque

Que “la femme soit l’égale de l’homme” ? Non !
C’est prendre le problème à l’envers.

Voilà comme évolue notre culture : de Cendrillon et la Belle au Bois Dormant à Mulan et Rebelle. Les filles se défont de leurs chaînes… pour devenir des conquérantes ?! Dans un monde toujours plus compétitif au détriment de la planète, le modèle reste celui de la lutte de pouvoir ? Non !

Notre société évoluera quand “l’homme sera l’égal de la femme” !
Quand l’idéal féminin primera sur le modèle masculin.

Dans une société évoluée, l’homme s’autorise les larmes, la douceur et les paillettes. Dans une société évoluée, l’homme tire sa fierté du nettoyage et du service aux autres. Dans une société évoluée, l’homme équilibre son temps entre la création, l’entretien, la découverte et le partage. Dans une société évoluée, l’homme promeut la collaboration et les succès communs.

Car quand l’homme pleurera la misère et désirera le vivant ; quand l’homme nettoiera sa maison et le cul de son môme ; quand l’homme sera présent dans son foyer et sa communauté plus qu’au travail ; quand l’homme mènera des projets solidaires…

…alors l’homme sera prêt à pleurer sur le monde et motivé à lui redonner son clinquant ; l’homme sera prêt à valoriser (financièrement) les tâches domestiques et les relations humaines ; l’homme sera prêt à assumer sa responsabilité citoyenne ; l’homme sera prêt à partager pouvoir et richesse pour relever les défis planétaires, en avançant main dans la main.

Je connais beaucoup de ces hommes, et je peux vous assurer que c’est avec eux que nous (les femmes ;-P) faisons évoluer le monde.